Imane El Bani : «Le secret de ma beauté est plus spirituel que physique»

Imane El Bani : «Le secret de ma beauté est plus spirituel que physique»


ALM : Vous avez participé pendant le Ramadan au sitcom de Saïd Naciri. Que représente  pour vous cette expérience?
Imane El Bani : C’était une belle expérience. Je m’estime chanceuse d’avoir joué dans ce sitcom aux côtés de Saïd Naciri qui est avant tout une star, autant que les acteurs Hammadi Ammor, Aïcha Mahmah, Latifa Ahrar, Mustapha Dassoukine, Ahmed Zaâri et Mahjoub Erraji.

Comment est née l’idée de votre participation à ce sitcom?
Saïd Naciri m’a appelée. J’étais à Londres en plein tournage d’une publicité. Même si j’avais aussi d’autres propositions, j’ai tout de suite accepté, surtout quand il m’a dévoilé les noms des autres comédiens aux côtés desquels j’allais jouer et que j’aimais. J’ai annulé mon contrat pour la pub en me disant que le Maroc a la priorité. D’autant plus que le public marocain ne me connaît pas, comme c’est le cas en Egypte et ailleurs.

Allez-vous après votre participation à ce sitcom vous consacrer au métier d’actrice?
Ce n’est pas la première fois que j’obtiens des rôles dans une production audiovisuelle. J’ai joué dans diverses productions en Egypte notamment aux côtés de Khaled Selim, Omar Charif, Hussein Fahmy. Et ce n’est que le début. D’ailleurs, je prends depuis plus de six mois des cours de comédie. Aussi je serais l’héroïne d’une série égyptienne aux côtés d’une star du cinéma égyptien. Cette série basée sur des faits réels est destinée à être diffusée sur toutes les chaînes arabes. Son tournage se fera entre le Liban, Londres et les Emirats Arabes Unis. J’ai aussi décroché des rôles dans deux films égyptiens, en plus de deux autres films au Maroc dont on va bientôt si Dieu le veut commencer le tournage.

Vous aviez refusé un rôle dans le film égyptien « Al Waâd ». Pourquoi?
Je ne pouvais pas accepter ce rôle. Je représente le Maroc à l’étranger. Comment aurais-je pu accepter le rôle d’une prostituée, un rôle qui offense la jeune femme marocaine? Je suis issue d’une famille conservatrice et les valeurs et traditions dans lesquelles j’ai toujours vécu et auxquelles je m’attache m’interdisent ce genre de rôles provocateurs. Et puis cela ne reflète pas la réalité de la femme marocaine. Les femmes à notre époque assument toutes sortes de responsabilité, elles peuvent diriger des pays et elles ont un grand rôle dans le monde et dans la société. La femme n’est pas une marchandise. Et je suis fière d’être femme, plus une femme marocaine.

Quel est le rôle que vous aimeriez camper au cinéma?
J’aimerais bien joué un rôle d’action. Il y a d’ailleurs un projet d’un film de ce genre avec le réalisateur Ahmed Saqa qui est un ami. Et puis l’important pour moi est aussi de travailler avec de bons réalisateurs. Parce que c’est le réalisateur qui détient le pouvoir de manier l’image de l’acteur et de la valoriser, de bien le diriger et le filmer.

Outre des tournages, quelles sont les activités qui meublent vos journées?
J’aime l’équitation, les voyages, la natation et surtout le shopping, c’est mon activité favorite.

Vous avez été nommée Miss Maroc, c’est-à-dire la plus belle femme au Maroc. Que signifie pour vous la beauté?
Pour moi la beauté, c’est avant tout celle de l’âme et non du physique. Parce que cette beauté s’évapore avec le temps mais c’est la beauté spirituelle qui reste.

Quel est donc le secret de votre beauté?
Aucun. Je vous le jure. C’est un don de Dieu. Je crois que le secret de ma beauté est plus spirituel que physique.

Toujours dans la beauté. Ne souffrez-vous pas de la jalousie des gens, et particulièrement des femmes?
Quand une femme est belle, on croit qu’elle est prétentieuse. Cette jalousie préjugée qui peut exister à mon égard au début se dissipe quand les gens me connaîtront bien, particulièrement les femmes.

Et les hommes?
Les hommes aussi m’aiment (Rires).

N’y a-t-il pas des projets de mariage en vue?
Non, pas pour l’instant. Je reçois plusieurs demandes de mariage mais ce n’est pas ma priorité en ce moment. Je pense plus à évoluer dans ma carrière d’actrice.

Et quels sont vos critères pour un futur époux?
Mes critères sont très simples. Le physique de l’homme m’importe peu. L’homme que je désire doit me respecter, respecter mon point de vue et mon travail et protégé. Aussi faut-il qu’il y ait un dialogue permanent entre nous. J’ai horreur du macho despote, le personnage de «Si Sayed». Moi, j’ai une forte personnalité qui n’est pas compatible avec ce genre d’hommes.

Est-ce que vous l’avez-vous trouvé?
Oui, (rires). J’ai reçu les demandes de plusieurs personnes, mais pour l’instant je ne pense pas au mariage.

Qu’est-ce qui a changé chez-vous après votre consécration en tant que Miss Maroc?
Financièrement, ma situation s’est améliorée un peu. Mais pas à grande échelle. Mais en tant que personne et de l’avis de tout le monde, rien n’a changé en moi. Par ailleurs, cette consécration a été pour moi un bond décisif dans ma vie. Elle m’a permis de devenir célèbre, de voyager et de représenter le Maroc partout dans le monde. Elle m’a offert la possibilité d’accomplir tous mes rêves et de concrétiser le désir de faire du bien autour de moi, un désir qui m’habitait depuis mon enfance. Mes activités caritatives et humanitaires que me conférait mon statut en tant que Miss Maroc et Miss arabe, m’ont valu le titre de ministre de la jeunesse arabe.

Quel est votre défaut?
Parfois, je m’énerve.

Et votre qualité?
Je ne saurais en citer. Je n’aime pas me jeter des fleurs. Je n’aime pas trop parler de moi de peur que les gens croient que je suis orgueilleuse.

Que voudriez-vous dire au public?
Merci au public. Parce que j’ai senti qu’il m’a acceptée et m’a accueillie. Je promets de lui présenter prochainement un bon travail que ce soit au Maroc ou à l’étranger.

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