Inauguré mardi dernier : Le Musée national de la photographie prend ses quartiers au fameux «El Borj» à Rabat

Inauguré mardi dernier : Le Musée national de la photographie prend  ses quartiers au fameux «El Borj» à Rabat

La carte blanche a été donnée à Yassine Alaoui Ismaili, alias «Yoriyas», jeune photographe marocain, pour sélectionner les œuvres de jeunes photographes émergents.

Un nouveau Musée national voit le jour à Rabat. Dédié à la photographie, ce lieu artistique, dont le vernissage s’est tenu mardi à Rabat, a la particularité d’être dans une place qui ajoute à son charme. «Le Musée national de la photographie se situe dans le quartier de l’Océan, il donne la possibilité à tous ces quartiers en bord de mer d’aller vers la culture», précise Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées. Ainsi, cette structure offre, selon ses dires, les cimaises du Fort Rottembourg, alias Borj El Kebir, à des jeunes photographes, à travers une carte blanche à Yoriyas, jeune photographe marocain, pour montrer et exposer leur travail. «Car nous travaillons aussi pour la jeunesse», enchaîne M. Qotbi qui indique que ce musée n’aurait pu avoir lieu sans la contribution de la Société Rabat Région Aménagements sous la tutelle de la wilaya de la région Rabat-Salé-Kénitra dans le cadre de la restauration du Fort Rottembourg à Rabat.

Pour ouvrir ce musée, l’exposition inaugurale «Sourtna», initiée tout comme le musée par la fondation, marque le démarrage de l’année culturelle 2020. La carte blanche a été donnée à Yassine Alaoui Ismaili, alias «Yoriyas», jeune photographe marocain, pour sélectionner les œuvres de jeunes photographes émergents. «Dans ma sélection, j’ai rassemblé des auteurs reconnus, des photographes émergents et des jeunes regards à encourager. C’est important pour moi de les montrer ensemble, pour mettre en valeur leur cohérence, leur dynamisme et leur complémentarité, et encourager la transmission d’une génération à l’autre. C’est une chance historique», déclare Yoriyas. Pour lui, les auteurs exposés ont en commun le sentiment de «responsabilité». «Je suis convaincu que le développement visuel fait partie du développement socio-économique d’un pays. Pour moi, cela veut dire que le Maroc est capable de se raconter lui-même en images», poursuit l’artiste. A propos de lui, la fondation indique que c’est une valeur montante de la photographie internationale à 35 ans. Il est «street photographer», après avoir été breakdancer et chorégraphe. Yassine Alaoui Ismaili est également lauréat 2019 du Prix des amis de l’Institut du monde arabe pour la création contemporaine. Il a également exposé en 2018 à la Fondation Hermès et poursuit un travail original dans les rues de sa ville d’origine, Casablanca.

De plus, la fondation établit un rapport entre cet art et le musée. «Alors que la photographie s’impose comme une tendance forte de la création contemporaine, Rabat est de nouveau précurseur en lui dédiant un musée national, le premier au Maroc, et l’un des pionniers au niveau du continent africain».

Pour rappl, le Fort Rottembourg est un monument historique bâti au bord de la côte atlantique. Il a été restauré dans le cadre du projet « Rabat ville lumière et capitale marocaine de la culture » et réhabilité par la fondation puis ouvert au public pour la première fois dans le cadre de la première Biennale de Rabat 2019. C’est une fortification érigée à la fin du 19ème siècle sur la corniche de Rabat afin d’abriter deux canons de 30 tonnes venus d’Hambourg et offerts par les Allemands.

Le premier nom du fort tire son nom de celui de l’ingénieur allemand Walter Rottemburg.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *