Informatique : NTIC des produits de masse… Pour quand ?

À en croire le secrétaire d’Etat chargé de la Poste et des Technologies de Télécommunications de l’Information, M. Nacer Hajji, les NTCI devraient devenir des produits de masse à l’instar du développement qu’a connu le GSM.  » Il faut faire des nouvelles technologies de l’information et de la communication des produits de masse, à la portée d’un maximum de gens et dans les régions les plus reculées, au même titre que l’extension qu’a connue la téléphonie mobile », a souligné M. Hajji à l’ouverture d’un symposium national sur la réforme des Telecom.
Il est vrai que le chemin parcouru en quelques années est notable (5 millions d’abonnés au GSM), mais, il faut oeuvrer pour accroître le nombre des internautes qui reste en deçà des standards internationaux et même des pays émergeants, a-t-il ajouté. Comment ? M. Hajji, qui a passé en revue les réformes introduites dans le secteur des télécommunications, a rappelé que le Maroc a fixé pour 2010, l’objectif d’atteindre 10 millions d’internautes, en mettant l’accent sur la forfaitisation comme moyen adéquat pour réaliser ce chiffre. Le rendez-vous de la démocratisation des NTIC est ainsi donné dans 8 ans. Une échéance relativement longue, eu regard du rythme de développement des technologies de l’information dans le monde.
Faisant le bilan de la politique du gouvernement dans ce domaine, M. Hajji a estimé que la libéralisation a été bénéfique pour le consommateur, pour le budget de l’Etat et l’économie en général. Il a notamment insisté sur la poursuite des efforts, dans la transparence et la clarté, pour généraliser l’usage des NTIC dans tous les secteurs (école, administration, PME/PMI, commerce etc). Il a, en outre, réaffirmé que le gouvernement reste attaché à son engagement de libéraliser le téléphone fixe. Toujours selon M. Hajji, le secteur sera entièrement libéralisé d’ici fin 2002. Avant d’ajouter que les appels d’offres pour l’attribution d’une troisième licence du mobile seront lancés en 2003.
La concurrence est bénéfique et fait avancer, a-t-il poursuivi, estimant que la force du marché doit être appuyée et soutenue par l’effort de l’Etat notamment au niveau de la réglementation. M. Hajji a appelé les opérateurs privés intervenant dans le secteur à ouvrir le dialogue entre eux et à développer la concertation pour résoudre les problèmes posés avant de recourir à l’arbitrage de l’Etat. Une manière de régler les problèmes qui opposent les deux opérateurs télécoms. Très rassurant…

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