Interview de Driss Roukhe, acteur et réalisateur : Le cinéma marocain et la télévision ont de grands jours devant eux »

Interview de Driss Roukhe, acteur et réalisateur : Le cinéma marocain et la télévision ont de grands jours devant eux »

ALM : Vous êtes en train de tourner un feuilleton en ce moment. De quoi s’agit-il ?

Driss Roukhe : c’est un tournage qui dure depuis six semaines. Il nous reste encore quatre ou cinq semaines de tournage. Il s’agit d’un feuilleton pour la grille du ramadan de la chaine 2M. Pour le moment, il porte comme titre provisoire : « 3andi 9liyeb Wahed (j’ai un seul cœur). On tourne à Casablanca, en intérieur et en extérieur dans une bonne ambiance de travail.

Vous êtes l’acteur principal, avec qui partagez-vous l’affiche dans ce feuilleton ?

 C’est vrai que j’ai un rôle principal, mais j’ai avec moi de grands noms de la télévision et du cinéma marocains. Je pense à Said Bey, Houda Rihani, Siham Assif, Sahar Seddiki ou encore Adil Abatourab. C’est une belle équipe avec d’autres noms qui portent tous avec nous la responsabilité d’offrir aux téléspectateurs pour ce ramadan un bon drame social.

De quoi s’agit-il dans ce nouveau feuilleton ?

C’est l’histoire d’une femme qui atterrit à Casablanca. Elle rêve de devenir chanteuse. Elle rencontre Rocky, le personnage que je joue et qui doit l’aider à devenir célèbre. Mais Rocky a déjà une relation avec une autre star de la chanson, jouée par Siham Assif. D’où le titre « Je n’ai qu’un seul cœur ». Mais la production traite de plusieurs thématiques sociales, à travers le parcours des personnages. On parle de la femme et de ses problèmes, de l’art, des rapports humains, de la réussite, des chances des uns et des autres… Bref, c’est un miroir de la société marocaine.

Vous êtes aussi réalisateur. En 2014, vous avez tourné deux téléfilms ?

Absolument. Il y a d’abord « Halib Sultan » que j’ai tourné à Marrakech et qui parle du monde  de la nuit dans cette ville. Dounia Boutazout y joue le rôle principal.  Ensuite, j’ai réalisé « Je t’aime moi aussi». Les deux productions sont pour la chaine Al Oula.

Vous n’arrêtez pas de travailler puisque vous avez aussi tourné dans trois longs-métrages ?

C’est une bonne année. J’ai effectivement travaillé avec trois réalisateurs pour trois projets importants pour le cinéma. J’ai joué dans « Aida » de Driss Lemrini. J’ai aussi travaillé dans « Kariane Boulyoud » de Yassine Fennane et dans « Dallas » de Ali Majboud.

Cela n’en fait pas trop ?

Non, du tout.  Il y a des acteurs qui tournent chaque mois pour une production différente. Aujourd’hui, le cinéma national bouge et il y a des tournages tout au long de l’année. La télévision aussi fait du très bon travail en termes de production. C’est bien pour les artistes marocains de trouver du boulot et de multiplier les expériences. Durant de longues années, les acteurs et actrices souffraient du manque de projets. Là, depuis quelques années, les choses vont beaucoup mieux. Et ce n’est qu’un début : le cinéma marocain et la télévision ont de grands jours devant eux au grand bonheur des artistes.

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