Irak : le rideau se lève sur le premier festival de théâtre de l’après-guerre

« Les comédiens ont été contraints par la censure de s’exprimer de manière détournée, par symbolisme, durant des dizaines d’années. Le moment est venu aujourd’hui de redonner aux textes leur vrai sens », a affirmé le ministre de la Culture par intérim Moufid al-Jazaïri. Il a précisé que les pièces ont été sélectionnées par un comité présidé par un conseiller du ministère, le poète irakien Sadeq Saagegh. « Les pièces ont été choisies à partir de textes anciens que les censeurs interdisaient d’être jouées devant un vaste public », a indiqué le poète à l’AFP. « Elle sont aujourd’hui montées par des metteurs en scène qui avaient été bannis sous l’ancien régime de terreur et de répression car ils refusaient d’être des thuriféraires du tyran », a-t-il souligné, en faisant référence à Saddam Hussein. La troupe du Théâtre national des arts populaires a présenté mardi des danses folkloriques et un ballet moderne à la gloire de Bagdad, sur une musique du très populaire chanteur et compositeur irakien, Kazem al-Saher, qui vit à l’étranger depuis de nombreuses années. Les représentations, qui sont gratuites et se déroulent dans les bâtiments du théâtre national dont une partie avait été brûlée et pillée lors de la chute de l’ancien régime au printemps, ont commencé avec Concerto, une pièce adaptée de l’oeuvre de l’écrivain russe Anton Tchekhov. Le ministre a rappelé que le théâtre irakien avait connu son âge d’or entre les années cinquante et les années soixante dix, avant d’être frappé par la répression. Pour Fakher al-Obeidi, directeur des théâtres au ministère de la Culture, « le festival montre au monde le retour de l’Irak à la vie normale ». Outre le Théâtre National et le théâtre Rachid, il y a une dizaine de théâtres privés à Bagdad. La police tente de le joindre pour avoir sa version des faits alors qu’il n’y a encore eu aucune arrestation dans cet incident. En août dernier, Bobby Brown avait purgé une peine de sept jours d’emprisonnement à la prison du comté de DeKalb pour violation de sa liberté conditionnelle pour une condamnation pour conduite en état d’ébriété en 1996. En 2000, le chanteur avait également purgé une peine de 26 jours d’emprisonnement dans une prison de Floride pour une autre violation de sa liberté conditionnelle.

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