Italie : Un demi-siècle de Haute Couture

Italie : Un demi-siècle de Haute Couture

«Le mythe et la fascination de la mode italienne » est le thème d’une exposition singulière, organisée par l’Instituto Italiano di Cultura, section culturelle de l’Ambassade d’Italie à Rabat, en collaboration avec le Musée de la mode de la Fondation Satirana Arte di Pavia. Au total, vingt modèles, aussi gracieux les uns que les autres, sont exposés au siège de l’Institut. De véritables oeuvres d’art constituant le must de ce qui a été imaginé et cousu entre 1960 et 1999. Ces costumes sont par ailleurs sortis des ateliers de couture où le goût de s’habiller à l’italienne a vu le jour. En effet, témoins de près d’un demi-siècle de création, ces modèles de la collection du « Museo per la moda» sont signés de main de maître par la fine fleur des stylistes que la Haute couture italienne aura connus. Une armada de stylistes composée de Capucci, Fontana, Missoni, Pucci, Valentino, Ken Scott et Gattinomi. L’exposition englobe également un arsenal iconographique, mettant en relief ces robes historiques de « soirée » et de « grande soirée», longues pour la plupart, mais parmi lesquelles se sont glissées quelques robes courtes d’une rare beauté. En somme, l’exposition offre un large aperçu de la Haute couture italienne qui a marqué une période riche en imaginations et en phantasmes. Par ailleurs, le Musée de la mode, appartenant à la Fondation Satirana des Arts de Pavie, dispose d’un nombre considérable de créations. Un assortiment de modèles de rêves collectés parmi ceux signés des mains de l’élite des couturiers-stylistes italiens de la seconde moitié du siècle précédent. Pièces uniques, ces robes exclusives ont été mises à disposition du Musée, soit par leurs auteurs, soit par leurs propriétaires qui les auront portées le temps d’une soirée ou, qui sait, le temps d’une scène. En effet, les propriétaires de ces oeuvres d’art sont pour la plupart des actrices, sinon des dames de l’aristocratie florentine, milanaise ou romaine. La collection est, en soi, le témoignage d’un art de vivre grâce auquel les créateurs de mode italiens ont enjolivé l’édifice vestimentaire. Une contribution à l’Histoire du vêtement, dont le principal atout n’est pas seulement de préserver la pudeur, mais surtout d’embellir et de mettre en valeur la grâce féminine. D’ailleurs, ce n’est pas Giorgio Forni qui dira le contraire. En effet, le conservateur du Musée de la mode et responsable de l’exposition souligne que ces robes sont « un concentré de rêves… Des robes insensées, inventées sur le corps de la femme, transformée en oeuvre d’art par des magiciens. »

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *