Journée nationale du théâtre : Pour que vive l’art des planches

Journée nationale du théâtre : Pour que vive l’art des planches

La Journée nationale du théâtre, célébrée le 14 mai de chaque année, se veut l’occasion d’une rencontre privilégiée entre le public et les artistes. Faisant des scènes, des salles et de la ville, un lieu de création et de culture fertile, dynamique et spectaculaire, le ministère de la Culture prévoit une soixantaine de pièces de théâtre au niveau de seize régions du Royaume.
C’est une occasion pour les artistes de la scène de partager avec leur public une certaine vision de leur art et la façon dont cette forme artistique peut contribuer à la compréhension et à la paix entre les peuples.
A l’occasion de cette journée, le Théâtre Mohammed V organise des représentations de théâtre partout au Maroc, lesquelles ont démarré le 12 et se poursuivent jusqu’au jeudi 15 mai 2008 à Rabat, Casablanca, Imouzer, Zerhoun, Kénitra, Tétouan, Laâyoune, Inzegane, Chichaoua, Settat, El Jadida et Dchira. Le mercredi 14 mai 2008, la troupe «Massrah Al Hay» donnera son spectacle «Dar Sidi El Arbi» au Complexe Sidi Belyout à Casablanca, la troupe «El Badaoui», jouera «Hassla ou fiha mra», au Théâtre national MohammedV à Rabat, la troupe «Wachma» interprétera «Hachouma» à la salle des fêtes à Kénitra et «Mama saïda» se produira à Tétouan. Quand à la journée du jeudi 15 mai 2008, elle regroupera, la troupe Odissa dans «Dahssa», au Palais des Congrès à Laâyoune, la troupe «Noujoun al wafae» de Marrakech dans «Mahraf Maaza» à la maison de la Culture à Chichaoua, la troupe Tadamoun théâtrale dans «Flouss lben» au cinéma Ahram à Settat, la troupe de théâtre «Al Hor» avec «Lakhrafa» au théâtre municipal d’El Jadida, et enfin la troupe «Wamadate» dans «Tchach», au Complexe culturel à Dchira. Les billets de tous les spectacles sont à 20h.  La Journée nationale du théâtre est l’occasion de s’interroger sur ce qui a été fait, ce qui ne l’a pas été et ce qui devrait être fait et de s’imprégner des grandes idées qui ont façonné le théâtre mondial. C’est aussi un moment propice pour rappeler que la culture constitue réellement l’un des ressorts du progrès d’une nation. Les aspects culturels du développement sont aussi importants que ses aspects économiques.
Comment sauvegarder l’art de la dramaturgie, la culture et la tradition d’aller voir des pièces dans des salles de théâtre, si salles appropriées à l’art de la scène existent ?
Comment honorer les artistes, ces artisans des planches qui, au delà des préoccupations majeures de leur propre survie ainsi que de celle de leurs familles, persistent à vouloir donner et éparpiller des pollens de bonheur sur leur passage, ravivent et enchantent les cœurs les plus attristés. Certes, la survie de l’art théâtral dépend de sa capacité à se réinventer en intégrant de nouveaux outils et de nouveaux langages, mais il faut que les moyens suivent.
Le théâtre devrait continuer à être le témoin des grands enjeux de son époque et promouvoir l’entente entre les peuples, en faisant lui-même preuve d’ouverture. Le théâtre est un mode d’éducation qui peut éventuellement offrir des solutions aux problèmes d’intolérance, d’exclusion et de racisme et d’extrémisme.
L’avantage des hommes de théâtre c’est cette capacité de représenter le monde dans toute sa complexité. Ils proposent des formes et des idées nouvelles tout en faisant confiance à l’intelligence du spectateur capable, lui, de distinguer la silhouette de l’humanité dans ce perpétuel jeu d’ombre et de lumière.
Dans l’attente éternelle d’une simple carte d’artiste en signe de reconnaissance et de respect, l’artiste marocain continue d’éblouir et d’illuminer.

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