Karim Abouobayd : «Une reconnaissance de tout un parcours»

Karim Abouobayd : «Une reconnaissance de tout  un parcours»

ALM : Le 12ème Festival international du film de Marrakech vous a rendu hommage mercredi. Quel sentiment cela vous fait-il ?
Karim Abouobayd : C’est un honneur de recevoir cet hommage. Il s’agit, pour moi, d’une reconnaissance de tout un parcours qui a commencé il y a trente ans. Cette trajectoire était, au début, un rêve, après elle est devenue un projet et je pense maintenant que, grâce à cet hommage, elle s’est réalisée.

Vous êtes partenaire de nombreuses productions hollywoodiennes. Parlez-nous en…
C’est un travail qui a commencé il y a trente ans. J’ai bâti une certaine relation avec des amis que j’ai essayé de développer. Ainsi, j’ai pu monter une société avec mes deux partenaires, Ahmed Abou Ennouâoum et Abdelhafid Balafrej, en 98, où on a eu la chance d’avoir des superproductions comme «La Momie 1». Depuis on n’a pas cessé de travailler sur des œuvres du même poids.

Vous avez fait un travail énorme, pourtant le public marocain ne vous connaît pas assez. Pourquoi ?
C’est parce que je bossais et je n’avais pas le temps. On ne peut pas travailler et être sur le devant de la scène.

Vous êtes trop attaché à Saïd Naciri. Quel est le secret ?
J’ai connu Saïd Naciri il y a huit ans quand il est venu me voir pour faire la coproduction de ses films. Chose que j’ai acceptée pour son premier film «Abdou chez les Almohades» parce que je devais me lancer dans la production nationale du moment que je ne travaillais que sur les œuvres étrangères. Donc pour moi Said Naciri était le réalisateur parfait de par sa popularité et son humour. De plus, nous sommes sur un grand projet de media city à Casablanca. Nous avons fini par avoir l’autorisation des autorités locales grâce au soutien de SM le Roi Mohammed VI. J’espère qu’on commencera les constructions dans les deux prochains mois dès qu’on aura trouvé des partenaires financiers.

D’autres projets à venir ?
Je viens de terminer le tournage d’une série américaine «Game of Troy saison 3» à Ouarzazate où j’ai aussi une production norvégienne dont le tournage a commencé le 5 décembre, ainsi qu’une série turque dont le tournage va durer 16 semaines à partir du début de l’année prochaine.

Quel regard portez-vous sur la production au Maroc ?
Un regard très positif. Déjà le fait que le ministère de la communication ait augmenté le montant alloué au fonds d’aide, je trouve qu’on est sur la bonne voie. Avec cette aide et les nouveaux cahiers des charges, ainsi que la lettre royale adressée aux Assises du cinéma, je pense qu’on arrivera à faire de très bons films qui nous représenteront dans des festivals internationaux surtout qu’avec nos jeunes talents je n’ai pas peur pour notre pays. A cette occasion, je rends un grand hommage à notre armée, à la police, aux Forces auxiliaires, à la protection civile et la gendarmerie royale, ainsi qu’aux artisans qui font un travail extraordinaire. C’est grâce à ces gens-là et à l’ administration marocaine qu’on a pu avoir toutes ces grandes superproductions.

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