Khadija Zizi révèle ses empreintes d’ici et d’ailleurs à Rabat

Khadija Zizi révèle ses empreintes d’ici et d’ailleurs à Rabat

«Marocanité», «Interculturalité» et «Sensibilités» tels sont les trois thèmes qu’aborde l’artiste Khadija Zizi dans son l’exposition intitulée «Empreintes d’ici et d’ailleurs» qui se déroule jusqu’au 26 avril à la galerie Nadira à Rabat. C’est à travers des œuvres haute en couleur que cette artiste représente des paysages ou des aspects de l’art de vivre marocains. « Mon exposition retrace mon parcours de peinture de quelques années. En effet, la collection reflète une variété de sujets et de techniques. Ainsi, le titre « Empreintes d’ici et d’ailleurs » traduit une approche éclectique, tant au niveau du choix des sujets que de variété de techniques », a souligné à ALM Khadija Zizi. Cette artiste évoque trois thèmes principaux dans ses toiles. À travers le thème « Marocanité », elle dévoile comme œuvres « El Bab», «Laâbate», «Pause thé», «El Ferrane» et autres. Sous le thème «Interculturalité», elle traduit la diversité des cultures et des souvenirs de voyage à travers les œuvres intitulées «Symboles», «Porte de la cité interdite» ou «Poterie amérindienne». S’agissant du volet «sensibilités», l’artiste exprime des coups de cœur. On note les tableaux intitulés «Femmes aux papayes », « Femmes au violon» entre autres. «Une œuvre singulière et plurielle, empreinte et personnelle, colorée et sans noirceur, profonde et humaine, chaleureuse et distante, pudique et généreuse, riche et humble, dense et forte… Je pourrais continuer à dresser la palette de la diversité du travail de Khadija. Mais je préfère laisser le soin de découvrir la femme qui se cache derrière l’artiste», a souligné le réalisateur Rachid Oujdi. Pour sa part, le critique d’art Abdelatif Zaki estime que pour Khadija Zizi, «l’objet exposé est un prétexte pour célébrer la force curative de l’interpénétration des cultures, d’un moment d’inclusion et de partage, des formes les plus élevées de la tolérance et du chemin le plus sûr au bonheur». Ainsi, l’art traditionnel marocain donne à cette artiste une grande inspiration. «L’inspiration vient aussi parfois d’élans de cœur ou d’émotions ressenties à un moment donné», ajoute l’artiste. En fait, l’exposition de Nadira comprend trois tableaux dédiés en hommage à sa défunte mère. «Ma mère maîtrisait parfaitement l’art de la broderie de Fès, ainsi que l’art de mettre du henné», explique l’artiste. Khadija Zizi est également professeur universitaire à l’Institut supérieur de l’information et de la Communication (SIC) de Rabat , elle compte à son actif plusieurs expositions individuelles et collectives dans divers espaces d’art. On cite son exposition au Britich Council de Rabat en 2004, au Palais des congrès à Fès en 2007, au centre culturel d’Agdal à Rabat en 2008 et à la villa des Iris de Marrakech en 2010. S’agissant de ses expositions collectives, elle a exposé à la villa Nora de Casablanca en 2008, au Méga Mall en 2010 et au Maârif Art à Casablanca.

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