Khaled menacé de boycottage au Liban

Parce qu’il s’est produit aux côtés de la chanteuse israélienne Noa, on n’arrête pas de faire des misères au chanteur de raï algérien Khaled, rapporte une dépêche de l’AFP. Il a été boycotté une première fois en Jordanie, suite à l’action des syndicats professionnels jordaniens. Et là, c’est le même sort qui semble l’attendre au Liban. «La presse libanaise s’est fait l’écho d’une possibilité de boycott, à la demande de certains groupes politiques libanais et régionaux du concert du chanteur inscrit au programme du festival de Beiteddine», indique un communiqué de son agent aux Etats-Unis, Dawn Elder. Celle-ci ne mentionne pas toutefois les raisons du boycottage. Mais elles sont les mêmes que celles invoquées par le Syndicat des professionnels jordaniens.
Le tort fait à Khaled est d’autant injuste que la chanteuse israélienne est une fervente défenseuse de la paix. Elle l’a chantée à plusieurs reprises, y compris au Maroc. Khaled avait chanté avec elle lors d’une rencontre -justement- pour la paix à Rome au mois de mai. Khaled et Noa ont chanté en présence du ministre israélien des affaires étrangères Shimon Peres et du conseiller du président palestinien Yasser Arafat, Mohammad Rachid, à l’invitation du maire de Rome, Walter Veltroni. «Khaled est heureux d’être prochainement au Liban pour participer au festival de Beitteddine, mais aussi pour rencontrer de près le peuple libanais qui par sa fermeté et son endurance a pu mettre fin à l’occupation israélienne », souligne encore le communiqué de Dawn Elder.
Ses propos de nature à amadouer les durs du Liban. Khaled s’était déjà expliqué sur sa position au quotidien « Jordan times ». Il avait assuré : «je n’ai pas d’armée pour mener ma bataille, j’ai ma voix pour refuser la guerre et chanter pour la paix».

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