Khémisset intéresse les archéologues

Khémisset intéresse les archéologues

Le plateau central du Maroc a fait l’objet récemment d’une prospection archéologique. Les chercheurs ont été agréablement surpris lorsqu’ils découvrent l’existence de 33 sites archéologiques. Les lieux concernés par cette découverte ne sont autres que la surface du plateau central et des terrasses quaternaires dans la région de Mâaziz-Tiddas. Une région relevant de la province de Khémisset.
Selon les spécialistes, ces sites découverts datent de la période du paléolithique inférieur. Autrement dit, la période de l’âge de la pierre taillée. « Les premières analyses du matériel archéologique ont mis en évidence un site «acheuléen» à 100 km du littoral de Rabat », situé à Jorf Hamza, au sud-ouest de la localité de Mâaziz. C’est ce qui est souligné dans les propos du géomorphologue Mostapha Belhilali, relayés par l’agence MAP. Il ajoute que les objets découverts dans la superficie des sites, démontrent l’ancienneté de l’occupation humaine du plateau. Une occupation qui daterait de 700.000 ans avant notre ère. Cette estimation à été réalisée par analogie à la coupe de la carrière Thomas I à Casablanca.
En outre, une autre découverte a été réalisée au centre de Tiddas, toujours dans le plateau central. Cette découverte à révélé l’existence de fosses semblables à des silos pleins d’objets divers qui remontent à 7177 ans. En explorant la région, les archéologues ont trouvé une multitude de «tumulus» qui, selon eux, pourraient représenter d’antiques cimetières. Cependant, pour le moment aucune fouille n’a été entreprise pour déterminer le contenu de ces «tumulus». Des tumulus qui pour le bonheur des archéologues n’ont pas encore été touchés par la population locale. Ils sont restés intacts.
Cet état de fait permettra aux spécialistes d’avancer dans les recherches et d’aboutir à des données plus ou moins précises sur la datation ainsi que sur les modes de vie de ces anciennes populations du paléolithique. En outre,le chercheur M. Belhilali, qui a élaboré une cartographie archéologique de la zone, a ajouté qu’un autre site découvert à Houderran au sud de Tiflet remonte à l’époque des Saâdiens ainsi qu’au début de la dynastie alaouite.
Des céramiques, des canaux d’irrigation et un barrage encore enseveli, prouvent la fixation des populations dans cette région où le nomadisme n’était en réalité qu’une activité parallèle à l’agriculture prospère sous le règne du sultan Mansour Eddahbi.
Mais pour l’instant, ces découvertes n’ont pas été profondément étudiées et méritent réflexion. Pour avoir de savoir sur le contenu de ces 33 sites, le groupe de chercheurs débutera les fouilles dès les premières semaines du mois de décembre prochain. En somme, une telle découverte met en valeur le patrimoine archéologique et pousse à s’interroger sur le devenir de ces richesses souterraines. Des richesses qui si elles sont exploitées et valorisées pourraient contribuer au développement touristique et culturel de la région. Mais pour cela : «il faudrait que les habitants, les élus et les responsables locaux soient sensibilisés à ce sujet, une façon de redonner à ce patrimoine sa propre valeur historique ».

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