L Union des écrivains du Maroc élit son président

L Union des écrivains du Maroc élit son président

Sans grande surprise, c’est le critique littéraire Abderrahim El Allam qui présidera, de nouveau, l’Union des écrivains du Maroc (UEM). Les résultats des élections ont été annoncés  dimanche lors du 18ème congrès national de l’UEM. Parallèlement à cela, les travaux du 18ème congrès de l’UEM ont connu l’approbation des rapports financier et moral et l’amendement du statut de l’UEM de manière à ce que le président soit directement élu par les congressistes et non plus par le bureau exécutif.
Il faut dire qu’El Allam aurait raflé la vedette à tous ses autres concurrents sur ce titre. Si le poète Mohamed Boudouik a obtenu trente-six voix, la journaliste et écrivaine Leila Chafai en a eu douze, le poète Abdennasser Lekah trois et le metteur en scène Bousselham Daif a eu droit à deux,  pas moins 108 voix ont fait de Abderrahim El Allam le nouveau président de l’UEM.  Ce 18ème congrès qui avait démarré vendredi dernier, a connu également la réélection d’un nouveau bureau exécutif. Pour ce faire, les membres de l’ancien bureau ont présenté leur démission et pour que soit formé ensuite un nouveau bureau exécutif avec  d’Abderrafie Jouahri comme président, et Amal El Akhdar, Malika Najib, Khalid El Khodari et Bahaeddine Taoud comme membres.
Il a été question également d’apporter quelques amendements au statut de l’Union dans son volet relatif à la procédure d’élection du président. En effet, contrairement à ce qui se faisait auparavant, les congressistes ont décidé que le président sera désormais élu de manière directe par eux-mêmes. Une fois chose faite, il sera procédé à l’élection du bureau exécutif. Il est  à noter dans ce sens que cette nouvelle procédure a été loin d’être approuvée à majorité absolue. Si 75 voix ont été pour ce nouveau mode, 52 autres ont exprimé leur fidélité à la précédente procédure qui consistait notamment à commencer par élire un bureau exécutif qui se charge, à son tour, d’élire le président. Aussi, et comme à l’accoutumée, ce 18ème congrès a connu l’approbation du rapport moral de l’Union. Ce rapport a été approuvé par 94 voix, refusé par une seule tandis que  six membres ont choisi de s’abstenir du vote. Quant au rapport financier, il a été adopté avec 88 votes positifs et 6 abstentions.
Un congrès ne peut se dérouler sans qu’il y ait débat, et celui de l’UEM n’a décidément pas fait l’exception puisque des questions des plus stratégiques ont été évoquées, défendues et débattues par les congressistes. On en citera à titre d’exemple la réorganisation des activités de cette Union, la mise en valeur de la langue amazighe et bien évidemment la dotation de cette Union des ressources nécessaires pour mener à bien sa mission.

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