La chanteuse Rokia Traoré crée sa fondation

Rokia Traoré, régulièrement en tournées à travers le monde, a lancé mercredi soir une fondation à Bamako pour épauler de jeunes artistes et techniciens et favoriser «l’établissement d’une industrie culturelle» en Afrique de l’Ouest. «Je démarre un projet, ma fondation, pour aider les milieux de la culture en Afrique de l’Ouest en général et favoriser l’établissement d’une industrie culturelle» dans la région, a expliqué à Dakar l’artiste de 35 ans. Son dernier album, «Tchamantché», a été primé aux 24e Victoires de la  musique, en France. «Je suis partie du fait que beaucoup de jeunes viennent me voir, de jeunes techniciens du son par exemple pour avoir quelques micros (…) Je leur apportais un peu d’aide, mais c’était dérisoire», a-t-elle raconté devant la presse.  D’où l’idée de concevoir cette fondation baptisée Passerelle, comme une «plate-forme pour mettre en contacts des artistes et des techniciens, les encourager à créer des associations et ensuite travailler sur des projets». Rokia Traoré donnera vendredi et samedi ses premiers concerts publics à Dakar, à l’occasion du 50e anniversaire de l’institut français. L’artiste, qui vit une partie de l’année à Amiens et est mariée à un Français, a expliqué qu’elle avait à présent sa «résidence principale à Bamako». Revenant sur le tout début de sa carrière d’auteur-compositeur-interprète à la fin des années 90, elle a rendu hommage au directeur du centre culturel français de Bamako de l’époque, qui l’avait repérée dans une émission télévisée malienne et lui avait demandé ce dont elle avait besoin : «d’une salle pour répéter», avait-elle répondu.

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