La chaude nuit des César

En effet dès 20h45 sur Canal + : lever de rideau sur la 27ème Cérémonie des «César» au Théâtre du Châtelet à Paris. Présentée par Edouard Baer, la cérémonie a été présidée par Nathalie Baye.
Petit tour rapide de ceux qui ont vraiment été les rois de la soirée. Palmarès des 27èmes César du cinéma :
Meilleur film, meilleur réalisateur: « Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain », du cinéaste français Jean-Pierre Jeunet…
Mais aussi meilleure musique de film pour Yann Tiersen et encore meilleur décor. Meilleure actrice : Emmanuelle Devos pour «Sur mes lèvres» de Jacques Audiard… Mais aussi meilleur scénario original ou adaptation pour Jacques Audiard et Tonino Benacquista. Meilleur acteur : Michel Bouquet pour «Comment j’ai tué mon père» d’Anne Fontaine. Meilleur film étranger : « Mulholland Drive » de David Lynch.
Meilleur acteur dans un second rôle : André Dussolier pour «La chambre des officiers » de François Dupeyron. Meilleure actrice dans un second rôle :
Annie Girardot pour «La pianiste» de Michael Haneke. Meilleur espoir masculin : Robinson Stévenin pour «Mauvais genres ». Meilleur espoir féminin : Rachida Brakni pour «Chaos» de Coline Terreau. Et là, on s’arrêtera un peu sur ce nom inconnu qui a des résonances bien de chez nous. Petite enquête sur le net pour en savoir plus. Rachida Brakni qui c’est ? D’origine algérienne et à seulement 24 ans, elle entre à la Comédie-Française. De tous les élèves sortis du Conservatoire supérieur national d’art dramatique en juin 2001, Rachida est la seule à parler l’arabe. Elle a grandi dans la banlieue parisienne, élevée par une mère femme de ménage et par un père camionneur, tous deux algériens. Depuis que le déclic du théâtre la prend lorsqu’elle joue dans « Richard III » au lycé, les grands noms de la littérature française et du théâtre se sont emparés d’elle.
Aujourd’hui, « la jeune femme au regard noir intense », (« Le Monde ») est récompensée pour son travail. Et maintenant petit clin d’oeil à l’histoire… Synopsis : Malika, une jeune prostituée, est agressée dans la rue par des voyous sous les yeux indifférents de Paul et de Hélène, un couple de bourgeois cadenassés dans leur voiture. Prise de remords, Hélène retrouve la jeune femme à l’hôpital, où elle gît dans le coma, et décide de s’occuper d’elle, abandonnant mari et fils. Mais les proxénètes qui ont agressé la jeune femme n’entendent pas la laisser tranquille et bientôt Hélène se trouve impliquée dans une histoire qui la dépasse : elle entreprend à la fois de faire renaître Malika à la vie et de la tirer des griffes de ses bourreaux… Bref tout à fait le genre de film qu’on aimerait bien voir arriver sur nos écrans très rapidement. Et la saga des « César » continue avec la meilleure première oeuvre de fiction : « No man’s land » de Danis Tanovic… Trois César d’honneur ont été décernés au cours de cette soirée à Claude Rich, Anouk Aimée et Jeremy Irons, sous les yeux du Premier ministre Lionel Jospin, de la ministre de la Culture Catherine Tasca et du ministre de l’Education nationale Jack Lang, qui étaient présents dans la salle.
Finalement le film de Jean-Pierre Jeunet, n’aura donc pas battu le record des César co-détenu, avec 10 trophées, par « Le dernier métro » en 1981 et « Cyrano de Bergerac » en 1991. Mais il pourrait encore obtenir quelques récompenses le 24 mars à Hollywood lors de la cérémonie des Oscars, avec cinq nominations dont celle du meilleur film étranger.

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