La Chorale polyphonique de Casablanca interprète «Dogora»

La Chorale polyphonique de Casablanca interprète «Dogora»

Quatre générations seront sur une même scène. Ce groupe rassemblant 110 choristes n’est que la Chorale polyphonique de Casablanca qui interprètera l’œuvre contemporaine «Dogora». Dirigée par Marie-Claire Agoumi, cette chorale donnera un concert en présence du compositeur de l’œuvre, Etienne Perruchon le dimanche 16 mai 2010, au Théâtre National Mohammed V à Rabat, et les 22 et 23 mai au Théâtre Mohammed VI de Casablanca. La Chorale polyphonique «A cœur joie» de Casablanca, regroupe le chœur d’adultes et le chœur de jeunes dirigés par Adnane Matrone, est constituée de plus de 90 choristes amateurs, d’une dizaine de nationalités différentes qui résident à Casablanca. Cette année, pour la réalisation de «Dogora», le chœur d’enfants «A cœur joie» de Casablanca dirigé par Angiola Moretti et Dawn Schwartz est venu se joindre à la chorale. Chaque année, la chorale essaye d’intégrer de nouvelles œuvres originales et c’est ainsi qu’elle s’est tournée cette année vers «Dogora». Etienne Perruchon a inventé un langage imaginaire pour composer cette œuvre contemporaine de 2004. Cela correspond parfaitement à la diversité culturelle et générationnelle de cette chorale car cette langue a une dimension universelle. «J’ai toujours été attentif au rapport entre le texte et la musique. La musicalité des mots m’importe, elle induit un sens à elle seule. J’ai fini par inventer un langage imaginaire, qui regrouperait toutes les influences vocales européennes au sens le plus large du terme. Je me suis inspiré de toutes les consonances pour générer ce langage imaginaire, un trompe-l’oreille», a souligné Etienne Perruchon. Au début de cette aventure, il y a eu une première œuvre composée par Etienne Perruchon pour chœurs d’enfants, chœurs mixtes et orchestre, inspirée de chants écrits dans une langue imaginaire, le «Dogorien». Cette langue a été conçue pour donner un immense réalisme à ces chants, faisant appel à des procédés quasi syntaxiques mais parfaitement imaginaires. «Dogora» est donc une œuvre purement émotionnelle où la musique donne sens à l’œuvre et à son texte imaginaire. Pour rappel, la Chorale polyphonique de Casablanca a été créée en 1994 au sein de l’Institut Cervantès de Casablanca par Juan de la Cruz qui l’a dirigée jusqu’ en décembre 1999. Depuis lors, elle est dirigée par Marie-Claire Agoumi. En 2006, cette chorale s’est enrichie d’un chœur de jeunes dirigé par Adnane Matrone.

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