«La Colline de papier» de Ali Tizilkad obtient le Prix du Grand Atlas

«La Colline de papier» de Ali Tizilkad obtient le Prix du Grand Atlas

Le Prix Grand Atlas (PGA) 2007 a été décerné, mardi soir à Rabat, à deux auteurs, Ali Tizilkad et El Driss et à un traducteur Abderrahim Hozal. Tizilkad a remporté le PGA-fiction pour «La colline de papier» et El Driss s’est adjugé le PGA des Lycéens pour son roman «Vivre à l’arrache». Hozal a été primé pour la traduction du français à l’arabe de l’œuvre de Mohamed Khair-Eddine «Légendes et vie d’Agoun’Chich». Le PGA des lycéens a été la grande nouveauté de cette 15-ème édition : il est décerné par quatre classes de terminale de lycées de Rabat et de Témara, qui ont délibéré de la même sélection que le jury officiel. «Le PGA reflète l’importance accordée à la littérature francophone, instrument de pluralisme et de diversité qui appartient autant au Maroc qu’à la France», a estimé l’ambassadeur de France au Maroc, Jean François Thibault lors de la cérémonie de remise des Prix. Au sujet de «La Colline de papier», la présidente du jury, Paule Constant, lauréate du Prix Goncourt 1998, a indiqué que l’auteur de l’ouvrage jette un regard profond sur les malheurs de l’enfant, conciliant entre la littérature de l’énergie et de l’humour.  Tizilkad estime, pour sa part, que «ce Prix a une grande valeur symbolique dans la mesure où il conforte l’échange culturel franco-marocain et participe au renforcement des relations culturelles entre les deux pays». Le jury de la 15-ème édition est composé de personnalités des lettres qui témoignent de la diversité du monde de l’écrit. Il s’agit en l’occurrence des universitaires Kacem Basfao et Khalid Zekri, des journalistes Myriam Jebbor et Pascal Paradou et des traducteurs et enseignants Khaled Osman et Kamal Toumi. Créé en 1991 afin de promouvoir l’édition marocaine, le PGA est un rendez-vous incontournable de la vie littéraire et intellectuelle marocaine. Ce Prix récompense, alternativement, des œuvres littéraires, des œuvres pour la jeunesse et, depuis 2004, des traductions du français à l’arabe ou l’inverse.
La cérémonie de remise des Prix s’est déroulée en présence, notamment, de la ministre de la Culture, Touriya Jabrane Kryatif, du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, de la secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Latifa Akherbach, et du président de la Haca, Ahmed Ghazali.


 

Ancien rédacteur en chef d’Aujourd’hui Le Maroc, Ali Tizilkad a mené une carrière polyvalente d’enseignant, de journaliste et de traducteur. Il a notamment signé des traductions du français vers l’arabe de livres de Jean Genet «Un captif amoureux», «Dans l’atelier de Giacometti», d’Edmond Amran El Maleh «Aïlan ou la nuit du récit», d’Abdellatif Laabi «Le chemin des ordalies», «Chronique de la citadelle d’exil», «La brûlure des interrogations», ainsi que «Juifs du Maroc». De l’arabe vers le français, il a traduit de nombreux textes littéraires d’auteurs marocains et arabes, des traductions qui ont été publiées dans les années 80 et 90 dans des médias marocains et étrangers.


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