La demande de reporters sans frontières

Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), a estimé vendredi qu’il relevait du « rôle d’une démocratie comme la France d’aider les journalistes à pouvoir faire leur métier, et, quand il y a des problèmes, d’être là pour les aider ».
Le n°1 de RSF a jugé « d’un rare manque de tact » de la part de Jacques Chirac d’avoir, alors qu’on est sans nouvelles depuis mercredi matin de la journaliste de « Libération » à Bagdad Florence Aubenas, souligné « l’ampleur des efforts et le coût global pour la Nation » de la libération des otages. Le président français a déconseillé « formellement l’envoi de journalistes » en Irak, en faisant « une question de responsabilité ». « Ce n’est pas au chef de l’Etat de décider de ce que font les rédactions.
Laisser entendre qu’au fond, ce serait un petit peu irresponsable d’aller aujourd’hui en Irak, c’est un peu manquer l’occasion de se taire », a déclaré Robert Ménard, interrogé par l’agence Associated Press. « Il y aura des élections à la fin du mois en Irak. Est-ce qu’on veut qu’il n’y ait aucun journaliste français présent? » « C’est le rôle d’une démocratie comme la France d’aider les journalistes à pouvoir faire leur métier, et, quand il y a des problèmes, d’être là pour les aider », a-t-il ajouté. « Ce ne sont pas les secours à des gens qui font du (ski) hors-piste. (Florence Aubenas) ne faisait pas du hors-piste, elle faisait son métier. »

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