La fondation Arrabwa dédie un séminaire à Chebâa: Un hommage mêlé au sens de la philanthropie

La fondation Arrabwa dédie un séminaire à Chebâa: Un hommage mêlé au sens  de la philanthropie

L’âme de l’artiste défunt, Mohamed Chebâa, sera ressuscitée le temps d’un séminaire qui se tiendra samedi 30 janvier à Rabat. L’événement, qui se déroulera à la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, est initié par la fondation Arrabwa pour la culture et la pensée en partenariat avec ce haut-lieu du savoir.

Ce séminaire sera, selon les initiateurs, l’occasion de procéder à des «lectures dans les œuvres et le parcours du défunt Mohamed Chebâa».

Le choix des initiateurs s’est porté sur cet artiste pour «la noblesse de ses positions à l’égard de la créativité marocaine et des problématiques relatives à l’homme et la patrie». Une option judicieuse de par l’apport du défunt pour l’art plastique et pictural au Maroc.

Ce plasticien, également pédagogue, militant et  théoricien, est, de surcroît, connu pour avoir été le précurseur  de l’art contemporain au Maroc. Dans ce sens, l’artiste indiquait à propos de ses œuvres : «Ma peinture des années 1980, aérienne et «oxygénée », aérée et volatile, marque ma rupture avec l’idéologie comme ciment de la création… Je ne savais pas, alors, que j’étais en train de sceller mon post-modernisme».

Ceci étant, l’événement, qui sera modéré par Abdeljalil Nadim, sera marqué par la participation, entre autres, de l’architecte Hanae Bakari, Moulim Laroussi et Mohamed Noureddine Afaya. Des animateurs qui ont fréquenté l’artiste de son vivant et livreront leurs regards autour des œuvres du défunt. D’autres témoignages illustrés sont prévus lors du séminaire afin d’approcher davantage la vision de l’artiste.      

Outre ce séminaire, la fondation Arrabwa pour la culture et la pensée a offert samedi dernier un atelier artistique aux jeunes adolescents de l’établissement Akkari. Cet atelier, organisé en étroite collaboration avec la Villa des arts de Rabat qui a abrité ledit événement, a été encadré par l’artiste Abdellah El Hariri et le professeur d’éducation nationale Said Erraji.

Lors de cet atelier, les jeunes adolescents ont eu l’occasion de travailler sur une sélection de toiles conçues par le défunt. L’initiative a été entreprise en guise de réponse aux appels de Mohamed Chebâa autour de l’intérêt à porter à l’éducation esthétique et au développement du goût artistique dans le rang de la génération montante. Bon vent !

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