« La Pendule de 10.000 ans » révèle son secret

Née de l’imaginaire du « génie des merveilles mécaniques », Hisashige Tanaka, fondateur du groupe Toshiba, la « man nen dokei » est d’abord un objet d’art orné de bois, de verre, d’émaux et de métaux, minutieusement peints et travaillés. Mais elle est surtout une formidable invention dont le processus complexe a vaincu trois équipes d’investigateurs fascinés, en 1949, 1955 et 1968.
La quatrième tentative pour résoudre l’énigme, lancée en mars 2004 par Toshiba (propriétaire de l’objet) et le Musée national des sciences, a été la bonne. « Les ingénieurs, professeurs et chercheurs ont enfin compris, cette année, comment fonctionne le fantastique mécanisme de la « man nen dokei », capable de suivre précisément le rythme du temps durant 10.000 ans, se félicite Junichi Nagaki, porte-parole de Toshiba.
La pendule, qui peut fonctionner durant une année en n’étant remontée qu’une seule fois, a donné lieu à une multitude d’enquêtes et autant de documents. Plus qu’une horloge, c’est un trésor de technologies, le nec plus ultra de l’art de l’époque.
« Sa précision est telle que même les techniques d’aujourd’hui ont des difficultés à l’égaler », a déclaré M. Nagaki à l’AFP.
Les six faces de la « man nen dokei » illustrent l’écoulement du temps avec une exactitude absolue, à la manière d’une montre occidentale, suivant les phases de la lune, au rythme des jours de la semaine; au fil du calendrier annuel lunaire japonais; selon les heures du jour et de la nuit (réparties en quatre blocs de six heures) et enfin conformément aux signes du zodiaque asiatique.
Une équipe de plus de cinquante experts d’art et de scientifiques de Toshiba, du Musée national des sciences, de l’horloger Seiko et de l’Université de Tokyo a oeuvré un an pour autopsier la pendule et en analyser la façon et les mécanismes retors.

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