La «rosa Damascena» en quête de valorisation

La «rosa Damascena» en quête de valorisation

La 46e édition du Festival des roses s’est achevée sur une note amère chez la majorité des visiteurs. En ce sens que le budget alloué à ce festival demeure très bas comparativement aux autres festivals que connaît la région, selon les organisateurs.
Un festival mal organisé, peu médiatisé, et ce, malgré le menu élaboré pour cette édition qui a été notamment marquée par l’élection de Miss Rose.
Symbole de la beauté et de l’amour, le festival est resté en-deça des espérances du public. Pour preuve, les conférences organisées en marge de ce festival ont noté la présence de sept personnes dont deux journalistes. «Je suis venu spécialement pour assister à un festival féerique qui rend hommage à la reine des fleurs. Hélas, un festival aussi ancien que celui-ci doit avoir accumulé de l’expérience et dépassé ce niveau», confie Mounir qui s’est déplacé de Casablanca.
Pourtant, la «rosa Damascena» reste un joyau cher dont regorge la province d’Ouarzazate, notamment à Kelaât M’Gouna. Cela fait que tous les intervenants sont appelés à s’impliquer davantage pour faire réussir les prochaines éditions.
La cueillette de la «rosa Damascena», source de revenus pour plusieurs familles à travers la province, est faite par les femmes entre les mois d’avril et de mai. Prélevées dès les premières heures de la journée, ces roses sont cueillies à ce moment afin de préserver le parfum des pétales avant que leurs boutons ne soient distillés. À savoir que 4 tonnes de fleurs sont nécessaires pour l’obtention d’un kilogramme d’essence distillée.
Filtré à la sortie de l’alambic et conservé à l’abri de la lumière pour conserver ses propriétés, l’hydrolat de rose est très parfumé. Il bénéficie en effet des mêmes vertus et principes olfactifs que l’essence de rose et répand ainsi la même sensation d’harmonie.
En fait, la «rosa Damascena» est le nom latin de cette espèce. Elle fait partie de la famille des Rosacées. Elle fleurit à partir du mois d’avril jusqu’au mois de juin, dans un climat subsaharien dans un sol peu alcalin, pauvre en humus et une teneur moyenne en azote. Au Maroc, la rose de Damas est cultivée dans les vallées de Dadès et de M’Gouna, mais aussi dans les régions d’Ouarzazate notamment à Agdez. Notons, en outre, que le Maroc est un grand producteur de la rose pour la Bulgarie et la Turquie.  Par ailleurs, la rose de Damas offre non seulement son parfum et son authenticité, mais aussi des produits dérivés d’elle qui enchantent tous ceux qui s’en servent. Il s’agit de l’hydrolat de rose, de l’huile essentielle de rose, l’absolue de rose, et l’extrait de rose.
Aussi, cette rose séduit grâce à sa couleur et à son odeur magique. Elle est également utilisée de différentes manières. En application externe, cette rose est associée à l’huile et à l’argile pour les soins de la peau, et dans les diffuseurs ou les fontaines brumisantes, cette rose embaume l’atmosphère.
L’eau de la rose est recommandée en tant que médicament efficace en utilisations thérapeutiques pour des troubles liées au stress (insomnie), la tension nerveuse, en tant que sédatif et dans les cas de dépression nerveuse.
L’eau de la rose agit ainsi comme tonique pour le cœur, la circulation sanguine, le foie, l’estomac,l’utérus, sans oublier qu’elle régule l’appétit, soulage les spasmes gastriques et les nausées. La rosa Damascena est, de même, efficace pour les dermatoses, les plaies, couperoses, gingivites, les aphtes. En cosmétique la rose est utlisée comme crème hydratante, anti-âge, outre les lotions,savon,…..
En parfumerie, la rosa Damascena est exploitée dans des Opiums de Yves Saint Laurent et Jicky de Guerlain. Les roses de Kelât M’Gouna ont aussi leur langage, surtout lorsqu’on sait que la couleur blanche reflète la pureté et innocence, et que la couleur rouge signifie l’amour et la passion. Quant à la couleur rose, elle signifie la reconnaissance. Au final, une plante avec autant de vertus, et encore plus de beauté mérite, tout de même, d’avoir un festival digne d’elle et digne de sa grandeur.

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