La saga des réfugiés racontée à Rabat

La saga des réfugiés racontée à Rabat

Une nouvelle manifestation vient s’ajouter à la liste des festivals de la ville de Rabat. Son nom : «Saga Africa». Cette manifestation organisée par la fondation Orient-Occident aura lieu, du 20 au 23 juin, au siège de cette institution. «Saga Africa» entre dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du réfugié. Au programme : des concerts de musique, des spectacles de danse, des projections de films documentaires et la présentation de pièces de théâtre. Le festival sera inauguré par une dégustation de plats africains avec la participation de la compagnie Baninga qui fera un mélange de danses, percussions et chants d’Afrique. Cette compagnie du Congo Brazzaville présentera le spectacle « Pollution ». Il s’agit, comme l’expliquent les organisateurs, d’une pièce en un seul acte, avec quatre danseurs et un percussionniste. Aucun rapport direct n’existe véritablement entre les interprètes. Mais c’est dans le rapport aux choses, aux accessoires que la danse se fait. Symboles de pollution physique, comme c’est le cas des bouteilles et des sachets en plastique, les accessoires permettent à chaque danseur d’intérioriser les nuisances extérieures pour en faire une lecture plus psychologique. Les interprètes, tout au long du spectacle, évoluent dans une solitude relative, à l’image de la solitude qui peut être vécue au cœur des relations sociales africaines. Le chorégraphe livre son regard d’artiste sur la société africaine contemporaine, où la pollution des rues se mêle à la « pollution des âmes ».
 Cette cérémonie d’ouverture sera suivie par deux concerts : celui du groupe «Amer» et un autre de la formation «Z’dat». Le groupe Amer, se compose de quatre artistes slameurs et d’un griot originaires du Rwanda, du Cameroun, du Gabon et du Sénégal. Leur musique est engagée et défend une Afrique solidaire et démocratique. Amer est aussi un label qui soutient les valeurs du continent noiret qui dit célébrer sa diversité. La formation «Z’dat» est, quant à elle, née il y a environ un an après la rencontre entre quatre jeunes percussionnistes de Marrakech. Très influencés par la musique africaine et occidentale, ils explorent la richesse du patrimoine marocain, des rythmes gnaouis jusqu’à la musique amazighe. La musique afro-marocaine est leur titre. Mais puisque le but de cet événement est de joindre l’utile à l’agréable, les spectacles de danses et de chants seront précédés par la conférence sous le thème «La protection des réfugiés dans le droit international» animée par Khadija Boutkhili de l’Institut des études africaines.La clôture aura lieu le samedi 23 juin avec l’exposition de manuscrits africains proposés par l’institut ainsi qu’une performance artistique des étudiants de l’école des Beaux arts de Tétouan.

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