La sélection des Golden Globes ouvre la saison des récompenses

La sélection des Golden Globes ouvre la saison des récompenses

La saison des récompenses hollywoodiennes a démarré officiellement jeudi avec l’annonce de la sélection des 66e Golden Globes, cérémonie qui a planté le décor dans la perspective des Oscars de février. Révélées à Beverly Hills dès 5h00 du matin (13h00 GMT), les nominations devraient distinguer des superstars, à commencer par Brad Pitt, dont le dernier film, «L’étrange histoire de Benjamin Button», ne sort que fin décembre mais s’attire déjà des critiques élogieuses. Signé David Fincher et adapté d’une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, «Benjamin Button», où figure aussi l’Australienne Cate Blanchett, narre l’histoire d’un homme qui rajeunit. «L’avis des observateurs à l’heure actuelle est que “Benjamin Button” est en tête de la course», affirme à l’AFP Tom O’Neil, éditorialiste au Los Angeles Times. Parfois considérés comme l’antichambre des Oscars, dont la prochaine édition se tiendra le 22 février 2009, les Golden Globes ont vu leur «boule de cristal» se dérégler ces dernières années. Depuis 2003, l’Oscar du meilleur film ne coïncide plus avec le Globe du film dramatique. En outre, la dernière cérémonie a été annulée en raison de la grève des scénaristes et remplacée par une conférence de presse. Mais les Golden Globes, organisés par l’association de la presse étrangère de Hollywood (HFPA) le 11 janvier dans un grand hôtel de Beverly Hills, peuvent toujours aider à définir les enjeux de la saison des Oscars et donner un élan décisif aux favoris. Et parmi ces derniers, «Benjamin Button» aura fort à faire pour triompher de «Batman, le chevalier noir». Ce film qui a réalisé les deuxièmes meilleures recettes de l’histoire du box-office nord-américain peut prétendre à une série de récompenses, dont celle du second rôle pour Heath Ledger. Terrifiant en « Joker», l’acteur australien décédé d’une surdose accidentelle de médicaments en janvier 2008 est pressenti depuis des mois pour un Oscar posthume. «Que “Le chevalier noir” soit le meilleur film de l’année reste discutable. Mais il ne fait pas de doute que c’était le film de l’année», explique M. O’Neil: «c’était le film le plus important, celui dont on a le plus parlé, celui qui a rapporté le plus». «Les Globes aiment les films à succès, appréciés du public», juge-t-il. Mais cet expert met aussi en garde contre des surprises venues d’œuvres à petit budget, comme «Harvey Milk» de Gus Van Sant avec Sean Penn en homme politique homosexuel et «Slumdog Millionaire» du britannique Danny Boyle, une histoire d’amour mettant en scène un Indien qui gagne à un jeu télévisé. D’autres œuvres saluées par la critique pourraient tirer leur épingle du jeu. « Les noces rebelles » (Revolutionary Road) de Sam Mendes, réunit 11 ans plus tard les amants de «Titanic» Leonardo DiCaprio et Kate Winslet; «Frost/Nixon, l’heure de vérité» de Ron Howard, est consacré aux entretiens accordés par l’ex président des Etats-Unis Richard Nixon au journaliste britannique David Frost. «Doute» raconte l’affrontement entre une religieuse et un prêtre, joués par deux monstres sacrés: Meryl Streep, qui détient le record de nominations aux statuettes dorées chez les acteurs (14), et Philip Seymour Hoffman, Oscar en 2006. Lew Harris, consultant pour le site spécialisé Hollywood.com, affirme pour sa part que les récompenses ne pourraient être ventilées, aucun concurrent ne se détachant franchement pour l’instant, selon lui. «Je ne vois pas de gros film qui émerge», explique-t-il. «“Le chevalier noir” a le plus gros potentiel, mais c’est difficile d’ignorer des performances (d’acteurs) comme celles de Frost/Nixon et Harvey Milk», dit-il.

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