La série policière fait son chemin à la télé

Aujourd’hui le Maroc : Hout Al Aâma a suscité la curiosité du téléspectateur marocain l’année dernière. Qu’est-ce qui justifie la réalisation de la deuxième partie de ce téléfilm policier ?
Hassan Rhanja : l’idée de ce téléfilm policier remonte à huit ans. Pour nous, l’objectif était de réaliser une série télévisuelle valable avec un scénario cohérent. Dans ce sens, nous n’avons pas brûlé les étapes. Le principe pour nous a été de construire une série qui respecte les règles de l’art en la matière. Ceci n’est pas toujours évident au Maroc comme vous pouvez le constater. Une telle entreprise nécessite entre autres la mise en place d’une équipe de professionnels. Il faut ajouter à cela le fait que l’énigme n’a pas été résolue lors de la première partie. C’est dans ce contexte, qu’intervient la réalisation de la deuxième partie de Hout Al Aâma. L’essentiel, c’est que nous avons initié l’expérience de la série policière à la télévision marocaine. L’idée a été d’ailleurs reprise mais de manière différente sur la première chaîne avec le téléfilm Ouled Hamria. Chose qui nous réconforte. Je pense que la série policière commence à faire son petit bout chemin sur notre télé.
Quelles sont les nouveautés du deuxième épisode par rapport au premier ?
Même s’il s’agit d’une deuxième partie, Al Faracha Assawdae a fait l’objet d’un traitement très différent. Nous avons retravaillé dès le début. Contrairement à la première partie, j’ai participé au scénario écrit par Abdellah Hamdouchi. En matière de réalisation, nous n’avons pas opté pour les gros plans comme ce fut le cas pour Hout Al Aâma. Nous avons privilégié la technique du parallélisme. Une option que j’estime crédible compte tenu de la nature du téléfilm qui repose sur l’enquête policière et journalistique. Même s’il s’agit d’une suite, Al Faracha Assawdae repose sur une histoire où l’énigme constitue la trame essentielle. De nouveaux personnages font également leur apparition. Autant d’éléments qui confirment qu’Al Faracha Assawdae n’est pas une suite qui manque d’originalité ou de rebondissement par rapport au premier épisode. Comme vous avez pu le constater en visualisant cette deuxième partie qu’elle ne manque pas d’éléments nouveaux aussi bien au niveau du scénario que de mise en scène. Compte tenu du scénario, Faracha Assawdae peut donner lieu à une troisième partie.
Vous êtes un réalisateur d’émissions-télé, comment avez-vous entamé votre reconversion en tant que réalisateur de fiction ?
Je tiens à préciser ici je suis avant tout un réalisateur de cinéma. J’ai poursuivi des études cinématographiques à Bruxelles. J’ai rejoint 2M depuis son lancement en 1989.
J’ai participé, depuis mon intégration à la deuxième chaîne à l’introduction de nouvelles techniques cinématographiques en matière de réalisation télé. L’idée est née de la production de l’émission «Ouaqa’i» dont la réalisation a nécessité tout un travail en matière de fiction.
Quels sont vos projets ?
Je suis en train d’affiner les dernières retouches pour la réalisation de mon long-métrage qui a bénéficié de la subvention du Centre cinématographique marocain. Pour l’heure, je ne peux pas dévoiler la date du démarrage du tournage. Ce que je peux dire, c’est qu’il ne s’agit pas d’un film policier. Ce long-métrage traite d’une manière originale l’Histoire du Maroc profond.

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