La tuberculose au Maroc

La tuberculose est une maladie contagieuse. L’agent infectieux responsable est le bacille du Koch (nom du biologiste qui l’a découvert) qui touche généralement les poumons, mais on peut voir d’autres localisations dans l’organisme (méningite-tuberculose redoutable, tuberculose ganglionnaire, tuberculose intestinale, tuberculose génitale (responsable de la stérilité chez la femme).
L’infection se fait en inhalant les germes contenus dans les petites gouttelettes répandues dans l’air par une maladie de l’entourage proche. Le mode de transmission de cette maladie est donc aérien. Le produit de la toux et crachats d’un malade se retrouve dans l’air ambiant et peu être inspiré par une personne saine qui se trouve dans l’entourage. Après quoi, le microbe pénètre dans les bronches et dans les poumons et se propage dans la circulation générale, ce qui explique les localisations autres que pulmonaires.
Cette infection est en recrudescence au Maroc et dans le monde. Le bacille peut rester dans l’organisme à l’état «dormant» pendant plusieurs années. Les conditions où manquent l’hygiène et une bonne alimentation équilibrée dans les milieux pauvres et analphabètes sont pourvoyeuses da la maladie.
La maladie peut être traitée, à condition de suivre les prescriptions du médecin traitant. Un traitement mal suivi ou incomplet est pire que pas de traitement. Car un traitement mal suivi n’élimine pas l’infection, mais peut induire une résistance aux antibiotiques actifs disponibles qui ne sont pas nombreux.
Pour sa prévention, la vaccination par le BCG est obligatoire et doit être faite à la naissance. Elle protège 9 fois sur 10 contre la maladie et très utile pour prévenir les formes graves de la maladie chez le patit enfant.
Au Maroc, la tuberculose est une maladie de l’adulte jeune, 2 cas sur 3 ont entre 15 et 45 ans.
Le risque est élevé dans les grandes villes. Casablanca compte 20 % des nouveaux cas par an (26780 cas en 2004 et 140 nouveaux cas pour 100 000 habitants)
Et malgré les acquis engagement des pouvoirs publics dans le programme national de la «lutte anti tuberculeuse», la gratuité des prestations, la gratuité des médicaments, il reste beaucoup à faire dans un pays à forte démographie et de grand analphabétisme.

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