«Iâatibar» commence par concrétiser ses premières actions

«Iâatibar» commence par concrétiser ses premières actions

Bien que le projet n’ait pas encore de sponsoring

Il arrive que nous entendions parler d’un artiste souffrant qui n’a pas les moyens de se faire soigner. Une prise en charge royale est, dans de tels cas, un renfort grandiose.

Mais faut-il qu’il y ait toujours cette intervention pour que les artistes se fassent soigner ?

Une initiative, appelée «Iâatibar» (Considération), est destinée, par la section casablancaise du syndicat marocain des professionnels des arts dramatiques, à de telles situations qui ne sont pas, en fait, l’apanage du Maroc. «Des cas pareils existent de par le monde», explicite Driss Sebti, président de cette section. Comme il le précise, il arrive que certains artistes, de par les aléas de la vie, n’aient pas le même rendement et, par conséquent, le même revenu. Ainsi, une tristesse s’empare d’eux. «C’est difficile !», enchaîne-t-il. D’où l’intérêt de cette initiative dont il est l’instigateur. L’objectif ultime étant, selon ses dires, de promouvoir le volet social de l’artiste. M. Sebti ne manque pas également de s’exprimer autour du choix de l’intitulé de ce programme. «Nous avons fait exprès d’opter pour le mot «Iâatibar» parce que la considération est la moindre des choses que nous pouvons offrir aux artistes qui ont des fans», explicite-t-il. M. Sebti estime également que certains comédiens ne parviennent pas, cependant, à s’exprimer sur leurs besoins.

«Ces situations n’existaient pas dans les années 60 à 90. Il y avait un âge d’or», enchaîne-t-il. C’est pourquoi ce programme se veut d’être solidaire avec les artistes à travers des projets susceptibles de générer un revenu pour ces  comédiens. Dans ce sens, il propose l’intégration d’acteurs vétérans, à l’instar de Mustapha Dasoukine entre autres, dans le projet d’une pièce de théâtre en tant qu’invité d’honneur aux côtés de jeunes talents. «Ainsi, cet acteur chevronné pourra percevoir un cachet», poursuit M. Sebti. Selon ses dires, des troupes de théâtre sont déjà prêtes à adhérer à cette idée. La mobilisation d’autres troupes serait d’un bon apport. Pour lui, la création d’un club des artistes et d’une colonie de vacances pour leurs enfants serait également une valeur ajoutée. Aussi, «une sortie des pionniers» sera dédiée, du 13 au 15 avril à Marrakech, aux artistes vétérans à l’instar de Souad Saber, Abdelkader Moutaâ et Abdeljebbar Louazir. «Le Conseil de la ville mettra à notre disposition un autocar touristique pour un séjour de deux jours dans la ville ocre», indique l’interlocuteur pour illustrer l’esprit de solidarité du projet. Cette sortie sera tournée par l’artiste Driss Roukh sous forme d’épisodes pour être soumis à la télévision. «Cela est susceptible de générer de l’argent au profit des artistes bénéficiaires de ce projet rêveur et réussi mais qui ne dispose pas encore de sponsoring», ajoute M. Sebti.

Pour l’heure, le président compte sur l’engagement de certains artistes tels que Hicham Bahloul, Said Ait Baja, Chaïbia Adraoui et Massoud Bouhssine outre Roukh. «Cette année, nous travaillons au niveau de la métropole pour faire de cette initiative un projet national», projette l’interlocuteur. Et ce n’est pas tout, un marathon des artistes est prévu le 5 mai à Casablanca. Cette compétition, qui sera organisée à l’occasion de l’anniversaire de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, sera marquée par la contribution éventuelle de sportifs célèbres avec la participation d’artistes. De plus, le syndicat envisage d’organiser des soirées pour collecter des dons. Pour assurer le démarrage effectif du projet en septembre prochain, cette structure ambitionne de collecter un budget de l’ordre de 1.500.000 DH.

Interrogé à propos de la continuité de ce projet, M. Sebti, également metteur en scène et membre de la Fédération internationale des artistes qui aspire à un partenariat avec celle-ci pour les fins de son initiative, indique que «c’est une tentative qui n’est pas impossible bien que l’initiative soit fatigante et que j’aie eu des craintes au début».  Dans l’ensemble, l’initiative est noble. En assurer la pérennité serait salutaire.   

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