L’âge d’or hollywoodien perd sa plus belle étoile

L’âge d’or hollywoodien perd sa plus belle étoile

Elle était la plus lumineuse des étoiles d’Hollywood. Après la mort de Liz Taylor et les récents décès de Tony Curtis et Blake Edwards, peu d’artistes peuvent encore témoigner de l’âge d’or du cinéma américain, quand les studios produisaient des chefs-d’œuvre à la pelle.Oscarisée à deux reprises, pour «Butterfield 8» (1960) et «Qui a peur de Virginia Woolf?» (1966), Liz Taylor, décédée mercredi à Los Angeles à l’âge de 79 ans, a contribué de façon «inestimable» à l’industrie du cinéma, a estimé Chris Dodd, p-dg de la MPAA, l’association qui réunit les studios d’Hollywood. Au long d’une carrière de plus de 50 films, «son talent a résisté à l’épreuve du temps et enchanté des générations de cinéphiles», a-t-il ajouté. Aucune autre actrice , à part peut-être Marilyn Monroe, n’a autant marqué l’histoire du cinéma américain que Liz Taylor, qui fut la première comédienne à pouvoir exiger un cachet d’un million de dollars, pour le «bide» mémorable «Cléopâtre», de Joseph L. Mankiewicz (1963). Franco Zeffirelli, qui a notamment dirigé l’actrice et son mari Richard Burton dans «La mégère apprivoisée» (1967), a affirmé mercredi qu’avec Liz Taylor disparaissait «une diva comme il n’en existe plus. Des personnes comme Liz n’existent plus parce qu’il est difficile d’émerger avec les films qui se font aujourd’hui et que les contes de fées n’existent plus», a-t-il ajouté. Outre Liz Taylor, les derniers mois ont vu disparaître d’autres légendes hollywoodiennes, à l’instar de l’acteur de «Certains l’aiment chaud» Tony Curtis, du réalisateur de «La Panthère rose» Blake Edwards ou de la brune incandescente Jane Russell, qui donna la réplique à Marilyn dans «Les hommes préfèrent les blondes». Et le nombre d’artistes pouvant encore témoigner de l’ère bénie pendant laquelle les studios produisaient chef-d’oeuvre sur chef-d’oeuvre est aujourd’hui réduit à la peau de chagrin. Kirk Douglas est aujourd’hui le doyen de cet âge d’or. L’acteur inoubliable des «Ensorcelés» (1952), «La captive aux yeux clairs» (1952) «Spartacus» (1960) a fait une apparition surprise à la cérémonie des Oscars, en février dernier, enchaînant les blagues du haut de ses 94 ans. Les femmes de sa génération et de la suivante, qui ont travaillé à Hollywood dans les années 40, 50 ou 60, sont à peine plus nombreuses. La doyenne, Olivia de Havilland, 94 ans, qui s’était notamment illustrée dans «Les aventures de Robin des Bois» (1938), vit aujourd’hui à Paris. La légendaire Lauren Bacall (86 ans), a quant à elle été récompensée en novembre 2009 par un Oscar d’honneur , le seul de sa carrière , au cours d’une cérémonie où elle s’était jouée de son âge avec beaucoup d’humour. «Finalement, je suis toujours vivante. Certains d’entre vous doivent être surpris. Mais je suis là pour durer, il va falloir vous y faire», avait-elle dit de sa voix grave, au moins aussi célèbre que son regard impitoyable.

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