L’agriculture aux portes du désert

L’agriculture aux portes du désert

Et de deux pour l’exposition muséale organisée par la Fondation Crédit Agricole du Maroc pour les arts et le patrimoine rural. «Ce n’est pas une simple exposition, c’est un nouveau concept muséal pédagogique et de découverte», a dévoilé Karima Boulahya Mezouar, responsable des arts et du patrimoine au Crédit Agricole du Maroc, lors d’une visite guidée de l’exposition organisée jeudi 28 janvier au siège du Groupe Crédit Agricole du Maroc à Rabat. «C’est un réel voyage initiatique qui plonge le visiteur dans un univers particulier, riche en enseignements. C’est une expérience à vivre, à apprécier et à partager», a ajouté Mme Mezouar. Ainsi, cette exposition, organisée sous le thème : «L’agriculture aux portes du désert, pour quel développement durable ? » et qui se poursuit jusqu’au 15 avril, offre toute la splendeur et la richesse que représente l’agriculture oasienne, parfait exemple de développement durable. Ceci étant, l’exploitation de cette richesse a donné naissance à une agriculture étudiée au millimètre carré, pensée en adéquation avec la nature. En outre, cette exposition se fixe comme objectif de vulgariser et faire connaître l’agriculture des zones désertiques, ainsi que partager ce savoir-faire séculaire avec le grand public et les professionnels. Ceci afin de conserver, pour les siècles à venir, toute la richesse que représente cet héritage. Dans cet esprit, «le plan scénographique de l’exposition a été étudié de façon à ce que les visiteurs puissent comprendre, étape par étape, les différentes composantes de l’agriculture en milieu désertique et les variables ayant permis de créer l’harmonie de l’oasis, les dangers et les ruptures que courent aujourd’hui ces zones à cause de la mauvaise exploitation des hommes, des conditions climatiques, des différents fléaux et maladies», a détaillé Mme Mezouar. Par ailleurs, la visite s’est poursuivie via le passage par un espace inédit représentant une grotte contenant des gravures rupestres, héritage ancestral précieux, un musée présentant des pièces anciennes, les techniques de travail de la laine, de la terre, etc. «Des bruitages pris sur site ont été rajoutés pour rappeler l’esprit particulier des oasis», a-t-elle confié. En outre, le premier jour de cette exposition a été marqué par un show d’un charmeur de serpents pour transporter le visiteur dans un monde assez original. Entre autres, la gestion de l’eau est représentée, dans cette exposition, par une explication des moyens traditionnels (khettara, saguia…). Dans ce cadre, des moyens plus modernes de récupération de l’eau, à l’image des barrages, installations performantes ayant permis au Maroc de recycler l’eau des rivières et de pluie où les expériences de dessalement de l’eau de mer, sont également mises en valeur. Outre l’agriculture oasienne, un espace est aussi dédié à la désertification, son origine, et les politiques de lutte contre la désertification. A cet égard, la responsable des arts et du patrimoine a expliqué : «De grands projets de replantation de palmiers sont en cours dans les régions de Figuig et Tan Tan». Et d’ajouter: «le désert est de plus en plus fragilisé par les conditions climatiques actuelles, les 2/3 des palmeraies ont définitivement disparu en moins d’un siècle».

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