L’alcool et l’avion

L’alcool et l’avion

Le Brésil est par ailleurs un grand producteur d’alcool (extrait de la canne à sucre), ce qui explique le choix d’Embraer. Bon. Et c’est quoi le rapport ?, me diriez-vous. Pourtant, à y réfléchir de près, le parallèle est tout simple. Car, chez nous, ce ne sont pas des avions, mais des OVNI qui circulent à toute vitesse, notamment les soirs de week-ends. Après quelques canettes de bières, des jeunes gens très comme il faut se transforment en meurtriers en puissance. A moto ou en voiture,  ils sèment la panique chez les piétons qui ne doivent souvent leur salut qu’à des sauts de cabri pour éviter l’irréparable. D’accord, un moteur à alcool permet une augmentation de sa puissance d’environ 5%, mais chez les humains, l’alcool multiplie l’agressivité par je ne sais combien, mais en tout cas, par plus que 5. Le propos ne se veut point moralisateur, d’autres s’en chargent, mais d’attirer l’attention sur le fait qu’un fort pourcentage des trop nombreux accidents de la circulation que connaît notre pays sont commis par des individus en état d’ébriété, ou ayant juste un peu trop forcé sur la bouteille. Pour en revenir à notre histoire d’avion, l’alcool accroîtrait le rendement général de l’appareil en diminuant sa distance de décollage et en augmentant sa vitesse notamment. On peut considérer que cela colle parfaitement avec certains de nos énergumènes. Dopés, ils se sentent en superforme, ils décollent rapidement de la réalité et ils roulent à tombeau ouvert.  Question : comment lutter contre ces voyous des corniches ? une première réponse serait de doter la police –et notamment les GUS – d’alcotests pour inciter les gens à réfléchir à deux fois avant de prendre le volant ou le guidon en ayant quelques verres dans le nez. Cette mesure serait accompagnée de lourdes sanctions, au moins pécuniaires. Cela ferait toujours moins d’alcool dans les veines des fous qui hantent les nuits casablancaises, r’baties, marrakchies, gadiries, et bien d’autres encore. Pour le pénal, je ne suis pas un spécialiste, mais j’imagine que les magistrats devraient bien pouvoir trouver une peine correspondant à chaque gramme d’alcool dans le sang d’un dingue qui se serait pris pour Michael Schumacher. Enfin, et c’est une solution de sagesse pour ceux que la sobriété n’inspirerait décidément pas, il vaut mieux prendre un taxi après une bonne soirée bien arrosée. Ou alors s’approvisionner dehors et se camoufler chez soi en regardant le programme «Formula One» sur Eurosport ou toute autre chaîne sportive. Ils y auraient tout à gagner : ça coûte moins cher, le décollage y est et l’atterrissage est souvent moins brutal.

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