Lalla Laâroussa arrive sur TVM

Lalla Laâroussa arrive sur TVM

Ce lundi 1er mai n’est pas un jour férié au studio «cinédina» situé à 27 km de Casablanca. Cet espace appartenant au président de la Chambre marocaine des producteurs de films, Sarim Fassi Fihri, abrite le tournage du troisième prime de l’émission « Lalla Laâroussa ». Ce programme qui se veut une sorte de téléréalité est le produit de trois protagonistes, les producteurs Ramzi et Othman Benabdjelil de la boîte de production «Public événement», et le journaliste Yassine Zizi.
Ces trois coordinateurs ont proposé ce concept à la SNRT vers le mois de novembre dernier pour une coproduction. «Après l’accord du président Fayçal Laâraïchi, nous nous sommes lancés dans cette aventure», indique Yassine Zizi. Pour commencer, l’équipe a diffusé un spot d’appel aux candidatures à la télévision.
Les critères sont fixés d’emblée : «Pour pouvoir participer à l’émission, il fallait être âgé entre 20 et 40 ans, et avoir signé l’acte de mariage», explique M. Zizi. Autre condition, le couple ne doit pas disposer de logement. C’est-à-dire qu’il est censé avoir vécu jusqu’ici chez la belle-famille ou à la belle étoile ! Car, tenez-vous bien, une maison, dont on ne connaît du reste ni le standing ni la superficie fait partie des lots à gagner. « Le couple finaliste aura droit à une cérémonie de mariage dans un hôtel luxueux de Marrakech, un voyage de noces dans un pays étranger et pour couronner le tout, une maison dans la ville où ils habitent». Mais avant que ce rêve ne devienne réalité, il a  fallu passer par plusieurs étapes.
D’abord, ce fut le casting. «Après avoir cumulé 20.000 SMS, on a fait la sélection et nous nous sommes retrouvés au final avec 5 couples de plusieurs régions du Maroc», explique l’un des promoteurs de l’émission. Karim et Bouchra de Larache, Farouk et Hayat de Rabat, Lahsen et Ouafaa de Temara, Hamdi et Loubna de Mohammedia et Mama et Dani d’Errachidia. L’équipe de Lalla Laâroussa a rendu visite à ces couples dans leurs villes et les a filmés dans leurs familles. Une fois cette étape terminée, ils se sont rassemblés à Casablanca en compagnie des mères des mariées qui forment le jury de l’émission. Les maris, les mariées et les belles-mères sont installés dans des hôtels différents.
Chaque jour est une véritable épreuve pour les candidats. Cuisine, shopping, remise en forme, les tests hors plateau sont divers. « On ne répète jamais les mêmes examens, les candidats ne doivent rien savoir, ils ont tout à découvrir», indique Yassine Zizi. «Lorsqu’on se réveille le matin, on n’a aucune idée du programme de la journée, tout est maintenu secret», déclarent Hayat Châbane et Farouk Agramelal, un couple de Rabat. Ces derniers se sont mariés en 2004, mais n’ont pas encore eu la possibilité d’organiser une belle cérémonie de mariage et n’habitent pas encore ensemble. Ils se sont rencontrés dans un bus. «Lalla Laâroussa» est pour eux l’occasion rêvée de vivre des vrais moments de couples.
Pour tous les candidats de cette émission, les épreuves ne sont pas très difficiles. « On fait notre possible pour donner le meilleur de nous même», déclare Ouafaa. Lorsqu’une candidate ne sait pas comment préparer un couscous, par exemple, elle appelle sa maman pour qu’elle lui file la recette. Mais une fois les plats prêts, ils sont soumis à l’appréciation des belles-mères respectives qui ne savent pas qui les a préparés. «Il peut arriver qu’une belle-mère goûte le mets de sa belle fille et qu’elle ne le trouve pas bon ou qu’il lui manque des ingrédients essentiels», explique un membre de l’équipe de l’émission.
Au fur et à mesure que les épreuves passent, un score est enregistré par les familles et la règle du jeu stipule que celui qui a le minimum de points est éliminé d’office. C’est ce qui est arrivé au couple d’Errachidia, Mama et Dani. «On disait dans les coulisses qu’ils étaient très réservés et qu’ils ne se connaissaient pas assez, ils ont échoué dans plusieurs épreuves», a déclaré Tamou, la mère du candidat de Temara, Lahssen, tout en exprimant sa tristesse quant à leur départ. « Nous nous étions habitués à eux, ils étaient adorables, mais on a fini par comprendre que c’est la règle du jeu et qu’il y aura un seul et unique couple gagnant». Une réalité à laquelle le couple de Temara va faire face puisqu’il sera éliminé à son tour au prime enregistré le lundi 1er mai. Cela même si Ouafaa a réussi l’épreuve qui consiste à traire une vache en bonne paysanne.
Seuls trois couples restent désormais en lice et doivent affronter les prochaines épreuves avant la finale qui, selon l’équipe de Lalla Laâroussa, devrait avoir lieu fin juin.

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