L’architecte Oscar Niemeyer veut continuer à «surprendre»

Malgré ses 100 ans, l’architecte brésilien Oscar Nyemeyer veut continuer à surprendre à travers ses œuvres. Ce qui est important quand on fait un projet, c’est de créer la surprise.  L’architecture est faite par les gouvernements pour les riches. Les pauvres n’y participent pas mais ils pourront s’arrêter devant un bâtiment tellement différent qu’ils auront un moment de surprise et d’émotion», déclare à l’AFP le concepteur de Brasilia dans son bureau à Rio. Niemeyer passe encore ses après-midi à travailler sur sa planche à dessin dans son atelier aux grandes baies vitrées, face à la plage de Copacabana. «Je dessine tout seul. L’architecture est très personnelle. Chaque architecte doit avoir sa propre architecture, faire ce qu’il aime et non pas ce que les autres aimeraient qu’il fasse», souligne Niemeyer entre deux bouffées d’un cigarillo qu’il tient d’une main légèrement tremblante. L’inauguration, jeudi dernier, du Théâtre Populaire de Niteroi, ville située en face de Rio de Janeiro, a donné le coup d’envoi aux célébrations de son centenaire, le 15 décembre. Comme la plupart de ses oeuvres dont les lignes «courbes et sensuelles» se veulent «un hommage au corps de la femme brésilienne», le théâtre de Niteroi est un édifice curviligne évoquant une femme couchée sur la pelouse. «La beauté est indispensable en architecture et en cela la femme est fondamentale. Quand j’étais jeune, je disais que du moment qu’on est avec une femme, plus rien n’a d’importance. Après, je me suis rendu compte que c’était une vision un peu égoïste», dit Niemeyer qui s’est remarié en décembre dernier avec sa secrétaire Vera Lucia Cabrera, âgée de 60 ans. Son petit-fils, le photographe Kadu Niemeyer, vient d’organiser une exposition au musée du Paço Imperial, au centre de Rio, retraçant les 70 ans de carrière de son grand-père.

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