L’art des Marocains du monde au Musée de Marrakech

L’art des Marocains du monde au Musée de Marrakech

Quinze artistes marocains du monde, aux destins créatifs distingués se rencontrent dans l’exposition « Résonances» organisée en marge du Art Fair Marrakech, premier salon international d’art contemporain. Cette exposition installée au Musée de Marrakech durera du 7 octobre au 7 décembre. Elle est organisée par le CCME. «Cette exposition présente des artistes en mouvement, dans un va-et vient entre les cultures. Leur art aux frontières des univers révèle un monde complexe, fait de contraintes et de contraires. Dans ce monde changeant, forgeant des indentités plurielles, naît un art sous le signe du métissage et du nomadisme». Jeter ainsi de loin des idées générales sur « Résonances» est tolérable si on prend en compte le concept de cette exposition: Réunir 15 artistes aux attaches marocaines, des artistes reconnus ailleurs et qui évoluent dans divers pays, des jeunes, des femmes de la nouvelle génération de MRE, actifs et engagée dans le foisonnement mondial de l’art contemporain. Tout cela sous la baguette du commissaire de l’exposition, le directeur du musée de l’Institut du monde arabe à Paris Brahim Alaoui considéré comme l’un des rares médiateurs établissant un lien vivant entre l’art actuel du monde arabe et la scène artistique européenne et internationale. Déjà exposé ainsi, ce concept présente par lui-même une matière féconde à la réflexion à la méditation, à la curiosité. Mais le plus intéressant serait d’apprécier le fruit, des parcours individuels de chacun de ces 15 artistes aux divers modes d’expression et médiums (photo, peinture, installation, sculptures, vidéos…) et aux différentes sensibilités et surtout à la notoriété reconnue.  «Résonances : artistes marocains du monde», qui entend s’inscrire pleinement dans l’histoire de l’art contemporain marocain, restera dans l’histoire comme une véritable mémoire visuelle des plasticiens marocains du monde d’aujourd’hui ; et comme telle, elle se veut une rétrospective tournée vers l’avenir», souligne Driss El Yazami, président du Conseil de la communauté marocaine de l’étranger. Pour sa part, Brahim Alaoui estime que « ces artistes participent, par leurs œuvres et leur présence sur les lignes frontalières, à la création de liens, à l’évolution de la pensée et à la transformation des mentalités », lit-on dans le catalogue de l’exposition. Ce dernier est aussi révélateur. Le lire en arabe et en français produit, traduit cet effet de va-et vient, ces «résonances» de concepts, de formes, de langues, de cultures et d’expériences. Voir l’exposition aura forcément plus de résonance.


Les trois femmes de l’exposition

Aziza Alaoui, née d’une mère allemande et d’un père marocain, elle a vécu en France avant de partir pour le Mexique où elle s’installe à partir de 1992. Cet aspect transculturel de sa trajectoire individuelle est revendiqué comme source d’inspiration dans sa création. Wafae Ahalouch El Keriasti vit et travaille à Amsterdam, (Pays-Bas) et Berlin, (Allemagne). Son œuvre joue sur le registre des apparences, données comme telles mais bien plus complexes qu’il n’y paraît au premier abord. Née en France de parents marocains, Chourouk Hriech n’élude pas la question de l’appartenance et des origines liées à ce statut d’«enfant d’immigrés».

 

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