L’art vidéo : Diversité et évolution

L’art vidéo : Diversité et évolution

Entamée le lundi 15 mars, la 11ème édition du Festival international d’art vidéo se poursuit jusqu’au 20 du même mois à Casablanca. Une édition dont les mots d’ordre ne sont autres que l’évolution et la diversité.
Evolution puisque le temps est à la technologie numérique, qui implique une autre technique et une autre approche de la part des vidéastes. Diversité puisque, se déroulant sur plusieurs sites d’accueil de la capitale économique, cette manifestation se démarque également par la multiplicité des vidéastes, jeunes et moins jeunes, Marocains comme étrangers, qui y prennent part. Un choix exprimé par les organisateurs de cet événement, que les années ne font que confirmer en tant que grande manifestation, qui ont réservé une place importante aux installations, tout en intégrant d’autres pratiques artistiques utilisant le même support vidéo sans pour autant priver de son «droit d’être» les autres expressions artistiques. Le public a ainsi l’occasion d’apprécier les travaux de vidéastes venus d’Italie, France, Belgique, Allemagne, Iraq, Canada et Maroc. Prennent également part à cette édition, des vidéastes des Pays-Bas, des Etats-Unis,Espagne, Grande-Bretagne, Wallonie-Bruxelles, Algérie et Tunisie. Une richesse que reflète la programmation de ce rendez-vous. Des vidéastes et spécialistes de cet art, parmi lesquels les réalisatrices Ermeline Le Mézo (France) et Francisco Ruiz (Espagne), le brillant vidéaste Hans Peter Kuhn (Allemagne) et le groupe « The Light Surgeons » (les chirurgiens de la lumière), animeront divers ateliers.
De nombreux artistes marocains sont également de la partie. Parmi eux, Nabil Ayouch, Hicham Lasri, Sanaa Ouriachi et Bouchra Khalili. Sans oublier les étudiants de différentes universités, de l’Ecole supérieure des beaux arts de Casablanca et de l’Atelier de création vidéo. Des ateliers qui auront lieu à partir de ce jeudi à l’Institut Cervantès et à la Fédération des Oeuvres Laïques (FOL).
Pendant la durée de l’exposition, la Villa des Arts, musée de la Fondation ONA, abritera à l’espace Jeunes de ce musée, les oeuvres de jeunes artistes marocains et maghrébins. La Villa des Arts qui accueille également une exposition sur «l’art vidéo: interactivité et images nouvelles» entamée hier mercredi et qui se poursuivra jusqu’au 24 avril prochain.
D’autres lieux à Casablanca abritent projections et diverses autres activités tels le siège de l’association Sqala Médina, l’Eglise du Sacré-Coeur et la Faculté des lettres Ben M’Sick. Cette rencontre est aussi l’occasion de s’interroger sur l’état de la vidéo et sur son avenir dans le cadre d’un colloque intitulé «Peut-on encore parler aujourd’hui de l’art vidéo?», qui aura lieu samedi prochain à l’Institut français de Casablanca et ce, avec la participation de nombreux experts dans le domaine. La cérémonie de clôture du Festival international d’art vidéo (20 mars), prévue à l’IFC, sera couronnée par la remise de prix qui récompenseront les meilleurs travaux. Le jury est composé des cinéastes Nabil Ayouch et Khalil Benkirane, des artistes Richard Martel et Djamel Koken et du documentariste Ali Essafi.

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