L’art vidéo s’ouvre sur l’Afrique

L’art vidéo s’ouvre sur l’Afrique

Les préparatifs du festival d’art vidéo de Casablanca vont bon train. Tous les complexes et théâtres de la métropole y compris ceux de l’Institut Cervantès s’apprêtent à accueillir la 14ème édition de cet événement.
Prévu du 19 au 24 mars, le rendez-vous de cette année sera nettement différent des autres. De nouveaux pays seront invités à cette manifestation. En plus des habitués de ce festival comme la France, l’Espagne et le Portugal, des pays de l’Afrique subsaharienne seront également de la partie. C’est le cas du Sénégal. Pour l’instant, le comité de pilotage composé de professeurs à la faculté des lettres de Ben M’sik sont en pourparlers avec les organisateurs de la Biennale des arts contemporains de Dakar. «Nous les avons contactés pour les inviter à participer à cette édition, de façon à ce que le programme soit plus riche»,  déclare Moulim Laaroussi, membre du comité d’organisation et critique d’art.
Le festival d’art vidéo s’ouvre donc pour la première fois à cette région du monde. La Côte d’Ivoire sera également invitée à participer aux performances vidéo de cette édition. Les participants devront réaliser des œuvres vidéo autour du thème du corps. «Nos sociétés sont actuellement interpellées par un discours sur le corps qui est de plus en plus d’actualité», souligne la même source. Selon Moulim Laâroussi, ce thème s’est en quelque sorte imposé à cause du débat qu’il suscite en Afrique et dans le monde arabe. «Le corps s’adapte parfaitement bien à l’art vidéo. Les artistes pourront user de toute leur créativité pour réaliser des œuvres originales», déclare un observateur. Une table ronde autour du même thème sera programmée pendant les six jours que durera cette quatorzième édition. «Des spécialistes de la question seront appelés à partager leur savoir avec le public»,  évoque un critique d’art. Des ateliers de performances vidéo vont démarrer avant l’ouverture du festival. Un appel à candidatures a été lancé.
Après réception des demandes, un jury devra sélectionner les meilleures propositions. Les étudiants sont les premiers concernés par cette manifestation. Ainsi, les étudiants de l’école des beaux-arts de Tétouan et de Casablanca, ainsi que ceux de la faculté des lettres de Ben M’sik ont déjà envoyé leurs candidatures.
Douze seulement seront sélectionnés. «Nous ne pouvons pas répondre positivement à toutes les demandes. Pour que l’atelier soit bénéfique, le nombre des participants doit absolument être réduit»,  précise la même source. Parrainés par l’Institut Cervantès de Casablanca, ces ateliers seront encadrés par des artistes espagnols. Les ateliers vont s’étaler sur trois semaines et auront lieu au théâtre de cet institut. Pour donner un nouveau souffle à cette manifestation qui avait connu des hauts et des bas, les  organisateurs sont à la recherche de nouvelles recettes. «On essayera de créer la surprise. Nous travaillons pour doper ce festival d’art vidéo», déclare Moulim Laâroussi. L’université devrait bénéficier davantage de cet outil de formation. 

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