L’artiste et les extraterrestres

Une dépêche de Reuters nous apprend qu’un artiste australien, Peter Andrew Anderson, vient de réaliser un gigantesque dessin d’un cow-boy. Il n’a pas dessiné son cow-boy sur un immense papier, ni même sur grand mur, mais l’a creusé dans un champ à l’aide d’un tracteur. L’artiste australien n’a pas creusé le corps d’un cow-boy en entier, mais seulement sa tête coiffée, comme il convient, d’un chapeau. Jusque-là la démarche peut étonner par son originalité. Mais l’étonnement cédera la place à la sidération lorsqu’on apprend que la tête du cow-boy mesure 2,5 km de long sur 2,2 km de large. L’artiste défend son oeuvre en affirmant qu’il s’agit d’un «travail artistique très compliqué et qui lui a demandé plusieurs mois d’un travail exténuant pour parvenir à ce résultat». On imagine facilement le labeur de cet artiste laboureur de têtes. Mais ce qu’on peine à imaginer c’est comment apprécier une oeuvre de cette démesure. Faut-il l’arpenter en serpentant entre ses lignes ? Et dans ce cas ne risque-t-on pas de labourer une deuxième fois ce qui a déjà été creusé sur terre ? Et puis quelle image peut-on avoir d’une tête qui se refuse à notre regard ? À quelle échelle faut-il se placer pour se saisir de la tête du cow-boy ? L’artiste précise à cet égard que son oeuvre s’offre à une meilleure vue à partir d’un petit avion. Il faut donc la regarder de très haut. C’est une oeuvre qui se laisse seulement prendre en altitude. Mais encore faut-il calculer la distance à laquelle l’on doit se tenir de la terre pour embrasser, en une seule fois, 2,5 km de long sur 2,2 km de large. L’artiste nous apprend aussi que son projet lui a été inspiré par les dessins Nazca du Pérou. Dessins qu’on attribue souvent à des extraterrestres. Anderson a voulu rivaliser avec les extraterrestres en montrant que l’homme est capable de créer des oeuvres d’une mesure très peu commune. Tout cela est parfaitement cohérent à la seule réserve que l’artiste a fait une oeuvre pour les yeux des extraterrestres.

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