Le Boulevard des musiciens : «Nayda» chez les jeunes

La plus grande manifestation de musique urbaine en Afrique, le Festival « Boulevard des jeunes musiciens » se prépare pour offrir au public casablancais les dernières recrues de la scène musicale urbaine nationale.  Ainsi les organisateurs ont reçu quelque 150 maquettes en provenance des quatre coins du Maroc et appartenant aux trois catégories musicales du festival : Rap, Rock, Fusion. Parmi ces maquettes, 100 figurent dans la catégorie Rap, 38 concernent le Rock et 14 autres la fusion.
«L’objectif de ce festival est de faire évoluer, promouvoir les groupes marocains  et offrir l’opportunité aux jeunes pour qu’ils puissent montrer et  exprimer leur énergie créative»,  indique Momo le fondateur du festival. Ainsi les jeunes musiciens du tremplin qui seront sélectionnés courant cette semaine auront la chance de se faire valoir par des connaisseurs (jury) et des professionnels internationaux de la musique (espace pro).
«L’espace pro sera très riche cette année.  On invite des producteurs et des directeurs de festivals et de labels en provenance de divers pays du monde (France, Egypte, Canada, Belgique, Suisse, Allemagne, USA, Espagne,  Liban,  Angleterre …) On veut leur faire voir ce qui se fait au Maroc et trouver des débouchés pour les nouveaux groupes qui émergent», précise Momo. Par ailleurs le festival comprendra comme à chaque édition divers ateliers : musique, écriture, documentaire et résidence d’artistes. Ils seront animés par des artistes professionnels. Par ailleurs, le programme des concerts comportera plusieurs, surprises. Ainsi parmi les nombreux groupes qui ont confirmé leur présence, on note « Band of Gnawa
Fusion », une création du festival d’Essaouira.   Initié par Loy Erhlich (Hadouk Trio) avec Louis Bertignac (Téléphone), Cyril Atef (M, Bumcello), Akram Sedkaoui et un jeune maâlem (maître) gnawi d’Essaouira, Band of Gnawa revisite quelques grands standards de Rock’n’roll des 70’s avec la volonté d’un véritable métissage avec les musiques gnawa dont ces groupes se sont souvent inspirés. Aussi au menu, une création du « Boulevard des jeunes musiciens » de Amazigh Kateb, le chanteur du fameux groupe « Gnawa Difusion ». Il sera accompagné d’autres musiciens. Également le groupe
« The Exploited », une légende vivante du punk.
« Le Festival des jeunes musiciens est bien respecté à l’étranger. C’est ce qui nous permet d’amener des artistes de grande qualité.  Et ceux-là font des efforts monumentaux pour venir et nous soutenir. On a toujours eu des groupes qui acceptent de venir contre des cachets symboliques et même gratuitement».
A savoir que le Boulevard se tient habituellement aux  complexes casablancais COC et le RUC. Mais cette année, les organisateurs espèrent  organiser le festival au complexe de l’aérodrome pour revenir à l’entrée libre. «  Le prix de l’entrée était symbolique lors des précédentes éditions. Il avait d’abord un but pédagogique mais aussi était-il destiné à limiter le flue des spectateurs, vue que la capacité d’accueil des  stades RUC et COC était devenue petite par rapport à l’ampleur que prend le festival ».
Le festival des jeunes musiciens est l’événement phare du phénomène culturel dénommé «Nayda». «Il y a des groupes, un public, une communauté qui adhèrent à cette culture. Mais J’estime que ce  n’est pas encore un mouvement. Ce sont  les prémices d’un mouvement»,  explique Momo, et de
conclure : « Toutefois quand on voit comment nous avons démarré et les résultats acquis  aujourd’hui on peut comprendre la raison qui a poussé les médias à parler de mouvement. Mais pour qu’il y est mouvement, il faut qu’il y est une véritable implication de la part des politiques».

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