Le cinéma marocain à l’honneur

Le cinéma marocain à l’honneur

Le mardi 18 novembre est la 5ème  journée du Festival international du film de Marrakech (du 14 au 22 novembre). À ce jour, Neuf films en compétition ont été projetés. Cette date coïncide, par ailleurs, avec celle de la Fête nationale de l’indépendance. Ainsi le festival a célèbre à cette occasion, le cinquantième anniversaire du cinéma marocain. Un cinéma jeune et diversifié à l’image de la programmation  du mardi, pleine de surprises (bonnes ou mauvaises selon les goûts), et qui n’a laissé personne indifférent.  Une programmation presque entièrement dédiée à des films nationaux tous projetés pour la première fois, que ce soit dans les catégories compétition, coup de cœur ou hommage.
La première (bonne) surprise a été l’hommage réservé mardi soir par la Fondation du festival à Larbi  Yacoubi, un des plus expérimentés et talentueux costumiers marocains. âgé de 80 ans, cette figure spécialisée dans l’histoire des costumes, a participé au costumes  de nombreuses productions cinématographiques nationales et internationales, notamment «Arrissala» de Mustapha Akkad ou encore «Laurence d’Arabie» de David Lean. Recevant l’étoile d’honneur des mains de Noureddine Sail,  M. Yacoubi a dédié son trophée à son ami d’enfance feu Hassan Skalli. Autre surprise, ce mardi, est le film en compétition «Prince of Broadway», seul long-métrage qui sort du lot à travers sa nationalité, étant le seul film étranger et par sa tonalité étant le seul film «joyeux» et comique de la compétition. Un immigrant du Ghana, habite New York et gagne sa vie en revendant des marchandises de contrefaçon. Son quotidien est bouleversé par l’arrivée impromptue d’une ancienne petite amie qui lui confie un jeune enfant, lui assurant qu’il en est le père. Un film drôle et dépouillé du maquillage qu’on connaît aux productions américaines et reflétant une réalité et un mode de vie crus. Un film attachant grâce aussi à la magnifique et magique présence et prestation  du jeune Aiden Noesie dans le rôle de Prince, âgé tout juste de 2 ans, qui ont forcément demandé un rude travail de montage et de direction.
«Kandisha», l’autre film en compétition, cette fois-ci marocain, sort lui aussi du lot. Lors de sa projection, il a rempli l’énorme salle du palais des congrès, au point que de nombreux journalistes ont été privés d’y assister. Ce qui lui augure un succès dans les salles de cinéma nationales et internationales puisque sont à l’affiche de ce film des acteurs de calibre international notamment, la Française Amira Casar, la Palestinienne Hiam Abbass et les Marocains Saïd Taghmaoui et Assad Bouab. On s’attendait à un film de genre (fantastique), rythmé de suspense, aux rôles interprétés par des acteurs irréprochables. «Kandisha», tient toutes ces promesses et peut-être plus.
Concernant la catégorie coup de cœur, le film «Tu te souviens d’Adil» du réalisateur Mohamed Ziddaine, évoquant les rapports complexes de la société marocaine par rapport à l’immigration, a eu écho auprès du public. Et la dernière surprise de la soirée (la plus au moins mauvaise) est le premier long-métrage  du réalisateur Aziz Salmy et qui s’intitule «Amours voilées». Un film au titre révélateur qui  met en scène Batoul (Hayat Bel Hallouf), une fille bien éduquée issue d’une riche famille conservatrice et qui étant célibataire tombera enceinte après sa tumultueuse relation avec Hamza (Younes Megri). «Par ses innombrables «hot scène» (scène d’amour ou de nu), et son sujet, ce film est tous simplement choquant. Il fera le bon pain de la presse à scandale», a indiqué un spectateur.

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