Le cinéma marocain célébré

La quatrième édition du FIFM, a rendu hommage à plusieurs personnalités du monde ducinéma. Après Sean Connery, Claudia Cardinale et Youssef Chahine, c’est au tour du cinéma marocain d’avoir sa part du gâteau. L’après-midi du 11 décembre 2004 a été marquée par un hommage aux réalisateurs marocains. Une cérémonie d’hommage a été organisée l’avant dernier jour du festival à la salle des ministres du Palais des Congrés. Une étoile d’or du festival a été prévue pour être décernée au nom de tous les réalisateurs qui se sont distingués par leur travail cinématographique. Cet hommage vient clôturer en beauté la série de films inscrits dans le panorama du cinéma marocain.
Cette initiative entre dans le cadre de la nouvelle formule du FIFM, celle de faire participer davantage le cinéma marocain tout en le confrontant aux normes internationales. En outre, l’hommage rendu au cinéma marocain a été présidé par Nourredine Saïl en sa qualité de directeur du Centre cinématographique marocain. Il prononça un discours dans lequel il était très clair quant aux défis que le cinéma marocain se devait de relever. Nourredine Saïl a fait allusion à la lutte dans le but de la poursuivre et de faire évoluer le cinéma marocain.
Nabil Ayouch, Hassan benjelloun, Farida Belyazid, Hamid Bennani, Ahmed Boulane, Ahmed Maânouni, Abdelkader Lagtaâ, Mohamed Ousfour et Abderahmane Tazi étaient tous là sur scène. A leurs côtés il y avait également Karim Fassi Fihri, président de la Chambre des producteurs marocains, Farid Cheikh, président de la Chambre des producteurs ainsi que Mohamed Belghiti responsable des salles de cinéma. Toute cette famille du cinéma marocain était présente pour recevoir un prix en son hommage et aussi pour continuer dans la lutte. Une lutte qui fut commencée par le pionnier du cinéma marocain, Mohamed Ousfour. Ce dernier a été le récipiendaire de l’étoile d’or du festival pour le remercier de tous les efforts qu’il a fourni et qui ont donné naissance au cinéma marocain. La présence de Mohamed Ousfour et de Nabil Ayouch, (le plus jeune des réalisateurs présents sur scène), a souligné cette volonté de donner un nouveau tournant au cinéma. C’est une façon de dire également que le cinéma marocain possède un passé symbolisé par Ousfour qui a donné le premier coup de manivelle au cinéma marocain. En tirant les enseignements de ce passé de base dans lequel, débrouillardise et moyens de bords étaient les maîtres mots, le cinéma marocain a évolué.
Cependant cette évolution ne saurait être optimale qu’en s’ouvrant au cinéma mondial et aux normes internationales. C’est un défi que Nourredine Saïl se veut de relever puisqu’il déclare : «Nous sommes là pour le Festival international de Marrakech et pour le cinéma marocain». Une déclaration pleine de sens.

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