Le cinéma national tient ses assises

Le cinéma national tient ses assises

Après les assises de l’audiovisuel voilà venu le temps des assises du cinéma. Cet événement est prévu pour le 19 juin à Rabat. Organisées par le ministère de la Communication, en collaboration avec le Centre cinématographique marocain (CCM), ces assises ont pour objectif majeur de présenter les résultats de l’étude diagnostique réalisée par le bureau d’étude Valyans. Cette étude commandée par le CCM établit le scanner de la situation de l’univers cinématographique au Maroc. Les acquis et les failles de ce secteur seront tous passés en revue par les représentants du bureau d’étude.
Cette étude publiée en mars dernier relève entre autres le paradoxe qui existe dans ce secteur. La production nationale a doublé, mais les salles de cinéma ferment les unes après les autres et près de 60% des Marocains ne vont pas au cinéma. Cette étude diagnostique rapporte que les salles de cinéma étaient supérieures à 250 dans les années 70, aujourd’hui, le Maroc en compte à peine 140. Sans parler des villes totalement privées de salles obscures comme c’est le cas de Nador, Ouarzazate, Temara ou encore El Jadida. La dernière fermeture en date est celle du cinéma Renaissance à Rabat en février dernier. Dans un entretien à la presse, le directeur du CCM, Nourredine Sail, avait annoncé la création d’un fonds d’investissement pour la construction de nouvelles salles de cinéma. Cette proposition figure également dans les recommandations de l’étude qui seront dévoilées en détail lors des assises du cinéma. En parallèle au mauvais indice de la fermeture des salles, l’étude rapporte le boom noté au niveau de la production nationale.
Depuis 1998, la production nationale a doublé par rapport à 1990-1997 pour huit longs-métrages par an en moyenne. Ceci constitue 13% de parts de marché en 2004. Le budget moyen par film reste assez faible: 5 millions de dirhams contre 24 en Espagne et 50 en Corée du Sud. Les subventions publiques, par contre, ont doublé jusqu’à 36 millions de dirhams, soit environ un quart du budget de chaque film. Après avoir validé cette étude au dernier conseil d’administration, le CCM s’attelle à la mise en application des recommandations. Les premières assises du cinéma ambitionnent d’adopter les mesures indispensables à la relance d’une véritable industrie cinématographique nationale.
Les participants à cette journée, réalisateurs, acteurs et producteurs, sont invités à prendre part aux travaux de ces assises à travers quatre ateliers relatifs à «La production nationale», «La distribution et exploitation», «Les tournages étrangers au Maroc» et «La promotion du cinéma».

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