Le come-Back de Souad Amidou

Le come-Back de Souad Amidou

Souad Amidou renoue avec ses racines. Elle signe son come-back à travers sa participation à un téléfilm marocain. Les téléspectateurs ont eu l’occasion de la découvrir récemment sur 2M dans «Pardon papa» de Majed Lahcen produit par Mohamed Ismaël. Elle y campe le premier rôle féminin à travers le personnage d’Evelyne.
Le téléfilm relate l’histoire d’un couple (Brahim (Rachid El Ouali) et Evelyne) qui, après avoir passé plusieurs années en France, décide de retourner au Maroc. Ils seront confrontés à plusieurs difficultés et auront du mal à gérer l’éducation de leurs enfants. Sans oublier qu’Evelyne va découvrir, de visu, la trahison de son mari. Ce dernier  a couché avec l’une de ses anciennes voisines de quartier. Evelyne finira par faire preuve de compréhension. Comme elle,  Souad Amidou est compréhensive. D’abord à l’égard d’elle même. En fait, elle a dû surmonter un handicap qui la mise loin du cinéma et de la télévision au Maroc.
La fille du célèbre acteur international Hamidou Benmassoud avait du mal à s’exprimer en arabe dialectal. «J’ai eu pendant longtemps un problème de diction, c’est pour cette raison que j’ai été obligée de refuser plusieurs rôles», affirme cette comédienne qui est née en France.
Selon elle, le fait de ne pas s’exprimer en dialecte constituait un véritable blocage. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas. «Je me débrouille à présent pas mal en arabe et je commence à m’habituer aux sonorités de cette langue», a t-elle confié à ALM. De mère française, Souad Amidou s’est plutôt bien épanouie artistiquement dans le pays de Molière. Elle s’est lancée dans le 7ème art et le théâtre en France grâce à Gérard DePardieu. Nous sommes en 1982, Souad Amidou a 20 ans.
Le réalisateur Gérard Lauzier lui propose un rôle dans son long-métrage « Le grand frère », aux côtés d’acteurs célèbres comme Jean Rochefort Roger Planchon sans oublier Gérard Depardieu. « En faisant partie d’un casting aussi prestigieux pour l’époque, cela m’a ouvert des portes», déclare l’actrice avec fierté. Grâce à sa prestation dans ce film, Souad Amidou était de plus en plus demandée. «J’étais jeune et jolie fille, je me débrouillais assez bien en tant que comédienne et du coup, je recevais pas mal de demandes», poursuit-elle.
Après « Le grand frère », la fille de l’acteur fétiche de Claude Lelouche, multiplie les rôles.
«Petit Con» de Gérard Lauzier en, 1984, «Maladie d’amour » en 1987, «Lévy et Goliath» de Gérard Oury en 1987, «Le nombril du monde» d’Ariel Zeitoun en 1993, «Tom est tout seul» de Fabienne Oteniente, etc. Souad Amidou n’en oubliera pas pour autant son autre pays le Maroc. Sa nationalité française ne va jamais l’éloigner du pays de ses racines et de la culture de son père. «J’entretiens des rapports très tendres avec le Maroc, je m’y rendais à chaque fois que j’en avais l’occasion», souligne-t-elle. Et le cinéma marocain dans tout celà ?   N’eût été le handicap de la langue, Souad aurait participé de manière plus accrue à la dynamique du cinéma marocain. Il y a 15 ans, elle avait joué dans une œuvre cinématographique d’un réalisateur marocain. Ceux qui ont suivi la genèse du septième art marocain sauront très vite qu’il s’agit du film « La compromission », réalisé en 1986 par Latef Lahlou.
Actuellement, Souad considère qu’il y a une nouvelle vague et elle compte en faire partie. Elle fait partie actuellement du staff du tournage du film en préparation « Islamour » de Saâd Chraïbi. Elle y campe le personnage d’une avocate d’origine marocaine installée en France et qui rentre pour récupérer son héritage. Souad nous a dit avoir fait le bon choix. Elle considère que son retour aux sources s’est fait au bon moment.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *