Le fabricant des chaussures lancées contre Bush se frotte les mains

Le fabricant stambouliote des désormais célèbres chaussures jetées par un journaliste irakien en direction du président américain George W. Bush a affirmé, lundi, avoir dû embaucher 100 personnes pour faire face à un afflux de commandes venues du monde entier. «Entre le jour de l’incident et aujourd’hui 13h00 (11h00 GMT), nous avons reçu au total des commandes pour 370.000 paires», a déclaré à l’AFP Serkan Türk, directeur des ventes des chaussures Baydan, précisant que la compagnie vendait d’habitude 15.000 paires du modèle en question par an.
«Dans le secteur de la chaussure, il faut savoir réagir vite (…) Nous avons embauché 100 ouvriers de plus pour répondre à la demande», a poursuivi M. Türk, indiquant que les commandes étaient venues d’abord d’Irak, puis du reste du Proche-Orient avant de devenir planétaires. Une entreprise américaine a ainsi passé commande de 19.000 paires du «modèle 271», récemment rebaptisé par la firme «Bush Shoes», des chaussures à semelle en polyuréthane qui, assure M. Türk, «ont l’air plus lourdes qu’elles ne le sont réellement» -elles pèsent 300 grammes l’unité.
Soulignant que l’entreprise, qui emploie en temps normal quelque 80 personnes, n’avait pas profité de la nouvelle notoriété des «Bush Shoes» pour relever ses prix -27 dollars (19,3 euros) à la sortie d’usine-, le commerçant s’est dit «ravi à tous points de vue» du jet de chaussures contre M. Bush. Mountazer Al-Zaïdi, un journaliste irakien de 29 ans, est devenu célèbre en lançant ses chaussures le 14 décembre sur George W. Bush au cours d’une conférence de presse à Bagdad. Considéré comme un «héros» par certains dans le monde arabe, il est poursuivi par la justice et risque jusqu’à 15 ans de prison.

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