Le Festival de Stockholm rend hommage à David Lynch

Les Stockholmois ont afflué pour voir et revoir, entre autres, Eraserhead et Lost Highway, avant de rencontrer le maître, venu en personne recevoir le Lifetime Achievement Award du jury, attribué en 2001 à un autre extra-terrestre des salles obscures, le Français Jean-Luc Godard. Mais ceux qui étaient venus chercher des réponses aux questions que pose le travail singulier de David Lynch en furent pour leurs frais. « J’aime quand les gens analysent mes films. C’est subjectif, donc toutes les interprétations se valent », a tranché le réalisateur de Sailor et Lula, Elephant Man, Dune et Blue Velvet. Point d’orgue de la programmation « Lynch par Lynch », la soirée Twin Peaks vendredi avec la retransmission non-stop sur grand écran des huit premiers épisodes de la série culte. A cette occasion, Lynch a expliqué que son univers, si marginal au regard de tant de productions hollywoodiennes, procédait d’un processus créatif des plus élémentaires. « Tout vient des idées. Une idée est comme une graine, elle porte en elle l’inspiration. Quand vous tombez amoureux d’une idée (…) elle vous dit exactement ce que vous devez faire. Tout ce qui vous reste, c’est de la traduire dans un média différent », a-t-il dit. Auteur de films publicitaires, il envisage désormais de produire un feuilleton pour l’internet. Le projet est en cours de financement. David Lynch a également reçu la semaine dernière les honneurs du quotidien britannique The Guardian, qui l’a couronné « réalisateur contemporain le plus important », devant Martin Scorcese et les frères Cohen. « Personne ne fait des films comme David Lynch, » a motivé le journal. « Nous n’aimerions pas vivre dans les lieux où il nous emmène. Mais d’une certaine façon, on suspecte que c’est déjà le cas ».

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