Le Festival Nuits de rire «sourit» malgré le manque de moyens

Le Festival Nuits de rire «sourit» malgré le manque de moyens

Le 4ème Festival Nuits de rire, prévu du 1er au 3 novembre à Oujda, s’ouvrira davantage sur les pays arabes.

La nouveauté de cette édition est précisée par Badreddine Skiker, président de l’association Alwasl, initiatrice de l’événement, qui précise que cette ouverture trouve sa raison dans «l’échange des cultures avec les pays arabes». Aussi, cet élargissement abonde, comme il le rappelle, dans le sens de la nomination de la ville  comme capitale de la culture arabe. D’ailleurs, cette ouverture effleurait l’esprit du président et son équipe de jeunes depuis la création du festival. «De plus, la présence, pendant l’événement, des médias arabes sera une plus-value pour la promotion de l’image de la ville et de la région, sa culture, ses monuments, etc», enchaîne-t-il.

Quant au programme, il sera, selon ses dires, un mélange, comme d’habitude, de la comédie entre jeunes talents et d’autres noms expérimentés aux niveaux régional, national et la nouvelle participation des artistes de la Tunisie, de l’Algérie et de l’Egypte. En outre, des scènes musicales et d’autres surprises sont prévues. «Le programme est toujours en cours de préparation ; il sera dévoilé prochainement», avance M. Skiker.

Interrogé à propos de la différence entre le Festival Nuits de rire et d’autres manifestations portant quasiment la même appellation, il indique que celui d’Oujda, depuis sa création, dispose d’un schéma créé auparavant. «Nous avons décidé, même si le budget a été catastrophique, de sortir avec plusieurs buts», poursuit-il. Dans ce sens, le président énumère la création d’une ambiance et la satisfaction du public qui ont été réalisées avec succès pendant toutes les éditions. «Donner une chance aux comédiens de la région, en leur offrant des formations et des rencontres avec les stars de la comédie, a aussi été le fait le plus marquant dans notre festival», ajoute-t-il. M. Skiker indique également que l’ouverture du festival sur le social fait, de plus, la différence entre celui d’Oujda et les autres manifestations, notamment celles dédiées à la comédie. Ainsi, Nuits de rire verse, selon ses dires, une somme de gains à des établissements d’aides sociales ou associations d’enfants abandonnés en leur offrant des visites, pendant le festival, afin de faire leur bonheur. «Le plus important dans le festival d’Oujda c’est la participation dans la vie économique de la région en recrutant notamment un nombre de collaborateurs pendant les  jours du festival tout en attirant le public national et étranger pour visiter la région de l’Oriental», détaille-t-il. 

A propos des difficultés rencontrées pour l’organisation du festival, le président indique qu’il est rare de trouver une équipe de jeunes qui organise un événement du genre. D’après ses dires, le point commun entre les membres de l’équipe a été le travail en groupe, le fonctionnement stratégique et non opérationnel. «Chacun propose des solutions et des idées. C’est ça la créativité pour nous», exalte-t-il. Par l’occasion, le président évoque davantage le budget du festival. Comme il le précise, la plupart des artistes invités sont de grande valeur par rapport au budget proposé au festival. Pour inviter les artistes, M. Skiker et son équipe comptent sur le bon relationnel et l’image créée auparavant avec les artistes bien que le budget ne soit pas suffisant pour couvrir les charges essentielles du festival. «Nous souhaitons que les responsables prennent ce problème de financement des événements en considération, parce que le projet reflète l’image de la région dans tous les cas», conclut-il.

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