«Le football est d’abord une vocation»

«Le football est d’abord une vocation»

ALM : Revenant à l’enfance de Hicham Fatihi, pouvez-vous nous parler d’un souvenir qui vous a marqué quand vous étiez enfant ?
Hicham Fatihi : Je n’oublierai jamais l’époque pendant laquelle je jouais avec mes amis dans le quartier Sidi Gharib à Khémisset. J’ai entamé mes premiers matchs en 1992 à l’âge de 10 ans à travers les tournois de quartier. J’évoluais dans «Hay Sidi Gharib». Je me souviens du jour où nous avions affronté une équipe voisine appelée «Hay cinéma Nour», et comme notre équipe était forte, nous les avions battus par un score fleuve de sept buts à zéro. Les joueurs adverses ont fini par se  bagarrer entre eux et ont quitté prématurément le stade. Dans ces tournois de quartiers nous avions gagné plusieurs titres. On pariait sur les matches et on les gagnait. Pour nous, le mois de ramadan était non seulement un mois sacré de recueillement mais aussi le mois des compétitions durant lequel on jouait plusieurs matchs. Notre équipe jouait deux matchs par semaine

Quand avez-vous remarqué que vous étiez un passionné du football ?
À l’époque j’étais lycéen. Je séchais le lycée El Maâmoura pour jouer avec mes coéquipiers. Ma mère, elle, n’était pas du tout d’accord quand je fuyais mes études pour satisfaire ma passion du ballon rond. Et ce n’est qu’à partir de 1998 que j’ai intégré le centre sport-étude des FAR. Il fallait à tout prix enrichir mon penchant pour le foot par des cours. C’est une grande école qui présente aux jeunes talents voulant tracer leur parcours dans l’univers du football, une formation nécessaire et adéquate. J’ai passé cinq années dans cette institution réputée à l’échelle nationale. Là-bas, j’ai fait connaissance avec mon premier entraîneur, Aziz Abdelmalek avec lequel J’ai appris les techniques de base du football. C’est le directeur technique de l’équipe des FAR , et c’est cet homme qui m’a donné la chance d’évoluer dans cette équipe. Il a cru en mes compétences et surtout en ma vocation. Le football est d’abord une question de vocation.

A quel stade de votre vie avez-vous démarré votre carrière de footballeur?
Ma carrière a concrètement débuté quand j’ai rencontré Hussein Ammouta. Bien que j’aie rejoint le club de l’IZK en 2003, je ne jouais que rarement. Mais l’arrivée de Hussein, en premier lieu en tant que joueur et puis en qualité d’entraîneur a procuré un nouvel élan à l’équipe, qui allait tomber en deuxième division. Il est plus qu’un coach, il est l’ami de tous.  Personnellement, je lui dois beaucoup. Je me rappelle qu’en cette période aucun entraîneur ne voulait prendre en charge l’équipe qui était dans la zone de turbulence. Sincèrement, le net progrès réalisé actuellement par le groupe est dû à la stabilité et la convivialité dont jouit le club contrairement à d’autres.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées lors de vos débuts ?
J’avais un souci d’adaptation avec le groupe ainsi qu’avec certains entraîneurs quand j’ai intégré l’équipe de Khèmisset. Lorsque j’avais commencé ma carrière, c’était surtout le problème de manque de moyens financiers qui se posait au premier plan. A titre d’exemple, je ne percevais aucune prime quand j’évoluais avec les cadets et les juniors des FAR. Aujourd’hui, ce souci ne se pose plus. Mes coéquipiers aussi sont tous mes amis, notamment Aziz Laguraoui, Khaled Lamkhanter, Mohamed Sihami et Adil Fahim.

De quoi rêvez-vous, et quels sont vos projets ?
Je rêve de jouer dans des clubs de renommée internationale. Cette saison pourrait être ma dernière dans le GNFE1. J’ai déjà reçu des offres provenant de deux clubs arabes. Il s’agit d’El Wahda El Emaraty et du Sad El Qatary. Les managers marocains qui m’ont proposé ces deux offres devront négocier mon contrat à la fin du championnat.

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