Le Maroc à l’ère du cinéma d’animation

Le Maroc à l’ère du cinéma d’animation

La ville de Meknès abrite du 14 au 20 avril la 5ème édition du Festival international du cinéma d’animation (FICAM). Organisée par l’Institut français de Meknès, cette manifestation prévoit la participation de plusieurs noms connus ou moins connus dans l’univers du cinéma d’animation.
Des projections de courts-métrages, de bandes dessinées ainsi que des hommages rendus à des leaders de cinéma d’animation seront le maître mot de cette manifestation. Ainsi, les organisateurs prévoient un hommage au cinéaste français, Jean François Laguionie, qui présentera son dernier film « L’Ile de Black Mor » en ouverture du FICAM. Un autre hommage sera rendu aux frères Frenkel, les pionniers du film d’animation dans le monde arabe. Au programme également, les organisateurs prévoient la projection d’une série de courts-métrages marocains, parmi lesquels «La boîte à objets» intitulé en arabe «Asl Al Achiaa ». Ce court métrage en 2D est produit par la maison Osmose Production qui est basée à Rabat et à Dubai. Après avoir lancé en décembre 2001 leur première production, un journal télévisé pour enfants diffusé sur la première chaîne nationale, cette même agence a produit sa deuxième série de dessins animés.
Projetée en avant-première à cette 5ème édition du FICAM, le lundi 18 avril 2005, «La boîte à objets» vient rejoindre les quelques productions de films et dessins animés que compte le Maroc. En tout, elles sont quatre agences basées à Rabat et Casablanca à se lancer dans ce créneau.
Un style de cinéma qui est encore balbutiant au Maroc puisqu’il nécessite de gros moyens techniques, financiers et humains. Hounaida Guedira a pu, à côté de trois autres agences, s’imposer dans le cinéma d’animation. Elle a pu même créer une filière à Dubai, où elle a été partenaire officielle de la première édition du festival d’animation.
Aujourd’hui, elle marque sa présence à l’édition 2005 du FICAM avec «La boîte à objets». Cette série ludique et éducative est destinée aux enfants. En gros, elle retrace l’histoire des objets qui sont utilisés au quotidien. C’est une façon de donner vie à tous les objets utilisés dans la vie quotidienne, comme les ciseaux, le stylo, le papier et la chaise.
Les enfants doivent connaître l’origine de ces objets pour mieux les appréhender. Le but serait de divertir, d’informer et de développer chez l’enfant le sens de l’observation et susciter chez lui la curiosité envers son entourage et cultiver chez lui le sens des valeurs. Selon les producteurs, les épisodes de cette série en 2D se déroulent dans une classe où les élèves et les professeurs forment une comédie instructive et drôle à la fois.
Le cours commence souvent par une entrée en catastrophe du professeur en classe. À chaque fois, l’un des élèves perturbe son cours avec un objet bien précis, il joue avec, il le fait tomber, il se dispute avec un camarade pour cet outil ». C’est ce qui apparaît dans le communiqué de l’agence. Comme son nom l’indique, cette série purement éducative retrace à chaque épisode l’histoire d’un objet déterminé. Ils sont plusieurs et chaque épisode revient sur l’histoire d’un objet.
Cette histoire, bien entendu, c’est le professeur qui a pour mission de la raconter. Il est installé dans une salle en compagnie de ses élèves et donne libre cours à la démonstration du professeur. Celui-ci n’hésite pas à utiliser dessins, schémas et exemples pour mieux tracer les origines des objets. C’est ainsi qu’est structuré «La boîte à objets», une production 100% marocaine et qui fait partie des quelques réalisations marocaines en cinéma d’animation. Un domaine toujours en balbutiement au Maroc et qui cherche à s’imposer sur le plan international. Sa participation au FICAM sera peut-être un premier pas vers la vulgarisation du cinéma d’animation marocain.

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