Le Maroc fête le cinéma allemand

Le Maroc fête le cinéma allemand

Le cinéma allemand fait parler de lui au Maroc. Et plutôt à travers deux manifestations au lieu d’une. Les objectifs de chacune d’elle diffère de l’autre, mais le plaisir d’aller à la rencontre d’un cinéma, l’un des plus vivants et plus en vue en Europe, mais qui reste méconnu dans un pays où les projections se limitent aux grandes productions et romances américaines, avec des mois de retard.
Pour le grand bonheur des cinéphiles marocains, le cinéma allemand fera le menu essentiel du Festival du film allemand qui sera organisé du 5 au 10 octobre au Théâtre national Mohammed V. créée à l’initiative du Goethe-Institut et du Centre cinématographique marocain (CCM), cette manifestation sera l’occasion d’apprécier les films les plus intéressants de la Berlinale 2004 ainsi que quelques films du Festival du film allemand à Paris 2003 (sous-titrés en français).
L’ouverture de cette manifestation offrira au public marocain la possibilité d’apprécier le Prix du public au Festival de Locarno 2003, « Das Wunder von Bern» (Le miracle de Berne) de son réalisateur Sonke Wortmann.
Les autres films au programme sont « Milchwald » (Le bois lacté) de Christoph Hochhausler, « Rosenstrasse » de Margarethe von Trotta, « Elefantenherz » (Coeur d’éléphant) de Z li Aldag, « Meine Name ist Bach » (Je m’appelle Bach) de Dominique de Rivaz, « Good bye, Lenin », Meilleur film européen au Festival de Berlin 2003, de Wolfgang Becker, « Lichter» (Au Loin les Lumières), de Hans-Christian Schmid. Ces longs-métrages seront précédés respectivement par les courts-métrages marocains «Sang d’encre» de Layla Triki, «Géométrie de remords » de Hicham Lasri, «Fatalité » de Janane Fatine Mohammadi, «Le silence violé » de Mohamed Ahd Bensouda, «Le Mur » de Faouzi Bensaâidi. Le Festival sera en partie repris pendant le Ramadan à Tanger, en coopération avec l’AIMA et en décembre à la Fondation Orient-Occident, Rabat.
Si l’objectif de ce premier rendez-vous reste purement cinématographique, une autre manifestation, portant également sur le cinéma, se propose, elle, d’être un moyen de sensibilisation aux questions de l’environnement, la solidarité familiale et la tolérance entre les peuples. Des thématiques qui seront les sujets principaux de la Caravane cinématographique « Ciné Rail », initiée depuis mercredi 29 septembre et qui se prolongera jusqu’au 11 décembre prochain.
Menée également par l’institut Goethe en collaboration avec le Centre cinématographique marocain (CCM) et l’Office national des chemins de fer (ONCF), cette Caravane présentera des films marocains et allemands destinés particulièrement aux élèves et aux femmes.
Le Ciné Rail se rendra ainsi, à bord du wagon du cinéma de l’ONCF et en trois étapes, à plusieurs villes marocaines, à savoir Rabat, Sidi Kacem, Meknès et Fès ( 29 septembre au 4 octobre), Rabat et Tanger (23 au 26 novembre) et Rabat, Casablanca, Benguérir et Marrakech (7 au 11 décembre). Le programme de cette Caravane comprend des films de famille. Les films destinés aux enfants et au jeune public sont des court-métrages divertissants ayant pris part aux rencontres du Prix Jeunesse Munich et de l’Institut Okomedia Freiburg sur les sujets : protection de l’environnement, solidarité familiale et de la société et la recherche de l’identité. Concernant le programme pour adultes, il comprend des longs-métrages de la Berlinale 2003-2004 et du Festival du film allemand (Paris 2003), sous-titrés en français. Le Ciné Rail sera accompagné de quelques metteurs en scène et acteurs de films à projeter, ainsi que d’animateurs pour la discussion et l’analyse des films. Voilà qui fait entrer un grand cinéma par la grande porte.

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