Le mois de la photographie à Marrakech

Il y a une chose admirable à Marrakech. Tous les acteurs culturels de la ville se concertent pour construire des événements artistiques de qualité. C’est ainsi qu’après s’être mis d’accord pour animer la ville rouge pendant le mois de ramadan, avec les inoubliables «Oumsiyat», le Musée de Marrakech, l’Institut français de Marrakech, Dar Cherifa, la Fondation Dar Bellarj, l’association Amj’art, la Galerie Bab Doukkala, la Délégation de la Culture et de la Communication s’associent pour célébrer le Mois de la photo jusqu’au 31 mai 2002.
La ville entière vit aux rythmes de l’une des expressions majeures des arts plastiques : la photographie. Une dizaine d’artistes photographes : Nouamane Ahagoul, Abderrazzak Benchaâbane, Angiola Bonnani, Ali Chraibi, Ingrid Ernst, Laetitia Fourgeaud, John Folay, Jean Guerreschi, Véra Monterey, Hassan Nadim et Nour Eddine Tilsaghani, se proposent de partager avec le public leurs expériences et de le convier à un grand moment de photographie. Leurs photographies sont montrées dans les locaux des différentes institutions culturelles. À visiter absolument l’exposition de Nour Eddine Tisaghani au Musée de Marrakech.
Cette exposition, qui est rehaussée par un beau texte de Sakina Rharib, montre une expérience communément connue par les hommes, mais qu’ils pourront redécouvrir avec des yeux neufs : le hammam. À noter également la remarquable exposition de John Folay et Jean Guerreschi à l’Institut français de Marrakech. Intitulée «je n’en reviens pas», cette exposition donne à voir une belle expérience entre un photographe et un écrivain. Ils ont voyagé ensemble dans le sud du Maroc, l’un armé de son appareil, l’autre de son stylo.
Le résultat de leur travail dispense des moments de bonheur. Les autres espaces culturels de la ville ne déméritent pas non plus. Ils valent le détour. Au reste, l’expérience de monter de grandes manifestations culturelles en impliquant plusieurs acteurs culturels gagnerait à être suivie par d’autres villes du Royaume. Leur rayonnement artistique n’en serait que plus grand.

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