Le mois du patrimoine célébré à la Villa des arts

Le 18 avril marque le début du mois du patrimoine sur le plan international. A l’instar des autres pays, le Maroc fête cet événement. Le mois du patrimoine est donc lancé dans plusieurs villes du Maroc du 18 avril au 18 mai. La Villa des arts de la Fondation ONA est également de la partie. Elle organise, elle aussi, des manifestations à l’occasion du mois du patrimoine et veut marquer le coup avec deux expositions : la première intitulée : «Le signe dans l’art marocain» et la seconde «Les costumes régionaux en miniature».
Ces expositions se veulent une sorte de prise de conscience quant à l’importance et la place de l’art traditionnel dans l’univers artistique marocain. L’exposition «Le signe dans l’art marocain» rassemble des tapis, des bijoux, des poteries en miniature ainsi que des œuvres picturales d’artistes marocains contemporains comme Farid Belkahia, Hussein Miloudi ou encore Mohamed Nabili. La sélection de ces artistes s’est fondée sur le critère du signe. Le souci était, selon la commissaire de l’exposition, Tania Bennani Smirès «de regrouper des artistes qui ont travaillé sur le signe traditionnel». Ils sont plusieurs.
Chez certains, le signe a prédominé durant toute leur carrière d’artiste. Dans tous leurs travaux, ils ont fait du signe un axe central. «Il y a des artistes qui pendant trente ans ont inclus le signe dans leurs peintures», souligne Tania Bennani Simrès en ajoutant «d’autres par contre ont travaillé sur le signe pendant une courte période et l’ont dépassé». Le choix de cette exposition vient selon Tania Smirès pour montrer à quel point «le signe issu des arts traditionnels et de la calligraphie a toujours constitué une source d’inspiration pour un grand nombre d’artistes». Le parallélisme entre art traditionnel et art contemporain est donc voulu. Une façon de mettre aussi fin à tous les préjugés qui laissent entendre que les peintres marocains contemporains se sont inspirés de l’Occident.
L’exemple du tapis traditionnel est celui qui illustre le mieux la thèse selon laquelle les artistes-peintres marocains se sont d’abord inspirés de l’art traditionnel. La preuve, les motifs qui ressortent souvent de leurs tableaux rappellent les signes greffés sur les tapis ruraux et les poteries. Un lien étroit existe donc entre l’art contemporain et l’art traditionnel.
Les tableaux exposés appartiennent à la collection de l’ONA, les poteries, au musée de la poterie en miniature d’Ahmed Benabdelkhalek. Pour la deuxième exposition, il s’agit des costumes régionaux en miniature qui appartiennent à l’artiste Anissa Berrada. Ces poupées en miniature habillées de costumes traditionnels représentant plusieurs régions ont été réalisées dans son atelier qu’elle possède à l’ensemble artisanal de Casablanca.
D’autres costumes seront selon les dires de Tania Smirès, empruntés au musée des Oudayas de Rabat. Ce sont 5 mannequins qui seront vêtus de l’habit traditionnel de la mariée, chaque habit représentera une ville principale comme Fès, Meknès ou Rabat.
En somme, les deux expositions de la villa des arts ont la prétention de remettre en valeur l’art traditionnel marocain et de créer une passerelle entre tradition et modernité.

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