Le Moussem d’Asilah fait peau neuve

Le Moussem d’Asilah fait peau neuve

Avec une population de 32.000 habitants, la ville d’Asilah a l’occasion de s’épanouir grâce à son moussem annuel qui se déroule chaque été. Cette année, cette manifestation caractéristique d’Asilah souffle sa 26ème bougie avec une nouveauté : il s’agit de la rencontre du cinéma Sud-Sud. Celle ci aura lieu du 23 au 29 juillet. Cette rencontre est une première du genre dans le monde.
Cette fois ci, les cinéphiles pourront profiter de l’occasion pour assister cette fois-ci à la projection des films produits par les pays du Sud. C’est aussi selon Mohammed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et aussi secrétaire général du Forum d’Asilah, «une occasion de découvrir la richesse du cinéma des pauvres». Et d’ajouter dans ce sens: «La véritable richesse est celle que les peuples investissent dans leurs penseurs, créateurs et intellectuels».
L’idée d’intégrer le volet cinéma dans ce moussem vient du fait que les organisateurs espèrent donner plus d’ampleur à cette manifestation. Aussi, il s’agit également «de prouver que le cinéma n’est pas le parent pauvre du Moussem d’Asilah», déclare M. Benaïssa.
Pour son baptême de feu, le Moussem d’Asilah avait débuté avec le secteur des arts plastiques. Ce volet constituait, pour un début, l’épine dorsale de cet évènement. Les ruelles d’Asilah animées et illuminées par des peintures murales, réalisées par les pionniers de l’art contemporain au Maroc.
Un ensemble d’artistes ont contribué de par leurs oeuvres et leurs pensées à accroître la notoriété de cette ville. Mais cet évènement a aussi pour vocation de contribuer au développement de la ville et de ses habitants.
Un développement qui, selon M. Benaïssa, ne se compte pas en termes d’économie et d’argent mais surtout en terme de développement des comportements et des modes de vie. Ici, le Moussem d’Asilah semblerait avoir pour slogan : «L’art et la culture au service du développement ».
Ces objectifs ne sont pas visibles à court terme, mais pourraient le devenir. C’est le domaine des arts qui, selon M. Benaïssa, a pu développer la ville d’Asilah : «La création artistique dans ses diverses manifestations a fait d’Asilah la «Ville des arts » par excellence». Il ajoute également : « Asilah est l’unique ville, actuellement du monde dit du Sud, qui a fait de la création artistique la plaque tournante de ses manifestations culturelles ».
Le jury de ce cette rencontre sera présidé par le Suisse Moritz De Hadeln. Ce dernier sera entouré notamment par l’acteur sénégalais Makena Diop, ainsi que d’Ali Abou Saïd, critique cinématographique égyptien.
Des films d’Iran, de Chine, du Liban, d’Inde, d’Argentine, du Nigeria et du Maroc seront au programme de cette manifestation. Cette première édition de la rencontre du cinéma Sud-Sud rendra hommage à la cinéaste marocaine Farida Belyazid.
Parallèlement au cinéma, les organisateurs prévoient également, pour cette 26 ème édition, une conférence sur 50 ans d’art contemporain au Maroc, des expositions d’artistes marocains et étrangers. Il y aura, de même, au programme une exposition de l’artiste japonaise Mizue Sawano, ainsi qu’une exposition d’artistes marocains ayant réalisé des peintures murales à Asilah.
Enfin, des colloques sont également prévus pour couronner l’événement. Les festivaliers pourront assister à cinq conférences aux thèmes différents. Parmi les thèmes de ces colloques, figurent : «Arabes et Américains, face à face: défis et réformes», ainsi que «l’Afrique: les espoirs perdus ».
«Au fil des ans, le Moussem d’Asilah a pu devenir le carrefour des arts et de la créativité, c’est aussi une référence pour les chercheurs et les intellectuels du monde entier», ajoute in fine M. Benaïssa.

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