Le rêve marocain de Jamal Belmejdoub

Le rêve marocain de Jamal Belmejdoub

Jamal Belmejdoub marque son retour sur scène avec «Le rêve marocain». Après son premier long-métrage «Yacout» réalisé en 1999, ce cinéaste a donné rendez-vous au public marocain avec son deuxième long-métrage «Moroccan dreams». Ce film a été projeté, samedi 24 mars, en ouverture du 13ème Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan.
L’histoire est celle de Said, un émigré marocain en Suisse, incarné par Rachid El Ouali, qui débarque un beau jour dans un village du Haut Atlas. Il annonce dès le départ le motif de son arrivée dans le village. Il n’est pas venu pour faire du tourisme ou visiter de la famille, mais ses raisons sont professionnelles ou plutôt pécuniaires. Mais le spectateur ne pourra s’en apercevoir que vers la fin du film. Said déclare aux habitants du village qu’il est venu pour recruter des jeunes gens qui, après une formation accelerée en Europe, deviendront les futurs athlètes à l’image de Hicham El Guerrouj. Très vite les habitants du village, femmes et enfants, sont intéressés. Ils rêvent tous de changer le cours de leur vie.
La préparation de ce concours va chambouler le quotidien du village. Pour participer, ils doivent payer la somme de 1000 DH. Après plusieurs difficultés et maintes discussions avec les autorités du village, Said a réussi à les embobiner. Son idée à réussi les séduire et tout le monde y adhère. Certains jeunes commencent déjà à s’imaginer mener une carrière d’athlète à l’international et gagner par là même beaucoup d’argent. Le café du village commence à vendre des jus d’orange pour que les participants au concours soient en force pendant les entraînements sportifs. Il va même jusqu’à aménager une salle de musculation à l’intérieur du café. L’épicier du coin, quant à lui, se transforme en fournisseur officiel de tenues de sport et d’espadrilles. Tout d’un coup un dynamisme sans pareil s’empare du village. Pour avoir une plus grande participation et pour mieux réussir son coup, Said propose que les femmes soient également de la partie. Une idée révolutionnaire dans le contexte dans lequel vit ce village. Certains s’y opposent comme c’est le cas du fqih. Ce dernier déclare que les femmes ne peuvent pas courir. Ils finissent par s’accorder sur le fait qu’elles porteront des vêtements respectables. Jamal Belmejdoub souhaitait à travers ce film montrer jusqu’à quel point la volonté de l’être humain peut le pousser à se surpasser. Dans ce film, les genres se mélangent. Le mélodrame côtoie le comique. Après avoir regardé le dernier opus de 85 minutes de Jamal Belmejdoub, certains observateurs étaient unanimes à déclarer que le film aurait gagné à être plus court.

DNES à Tétouan

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *