Le théâtre amazigh se met sur scène

Le théâtre amazigh se met sur scène

Après un acte de naissance réussi l’an dernier, le Festival du théâtre professionnel amazigh est appelé aujourd’hui à confirmer. L’Espace «Théâtre Tafoukt» pour la création, fondateur et organisateur de cette grand-messe, avec le soutien de l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), a élaboré un programme à la fois copieux et varié. A commencer par la compétition. Un nombre record de candidatures (plus de 23 dossiers) auront déjà été déposées auprès du comité d’organisation, a affirmé à ALM le secrétaire général de l’association «Tafoukt», Khalid Bouichou. Une dizaine de troupes seront sélectionnées pour disputer un Grand Prix doté d’une somme de 50.000 DH, octroyée par l’IRCAM.
Les troupes sélectionnées seront appelées à donner durant le Festival une moyenne de trois représentations de leurs spectacles, comme le stipule le règlement de la compétition.
Dédié au théâtre professionnel amazigh, le Festival ne se veut pas une manifestation «communautariste». Ainsi, au-delà du tachelhit, du tarifit, ou plus encore du soussi, d’autres langues comme le dialecte arabe marocain y sont représentées, à ceci près que cette participation se fasse en dehors de la compétition. Pour s’en rendre compte, il suffit de rappeler que l’édition précédente a été marquée par la participation de deux grandes compagnies de théâtre : «Tensift» de Marrakech et «Espace Alliwa» de Casablanca.
En dehors de la scène, le 2ème Festival prévoit plusieurs activités parallèles. Parmi ces activités, figure, d’abord, un hommage à Essafi Moumen Ali, l’une des figures marquantes de l’écriture dramatique amazighe. 
Quatre rencontres-débats sont également programmées autour de thèmes différents : «Quel rôle pour le théâtre et l’art dans le développement humain ?», «Le théâtre amazigh, les enjeux actuels», «L’écriture dramatique, tendances et écoles», «Le théâtre amazigh, réalité et perspectives».
Aux côtés du théâtre, le 2ème Festival fait place à d’autres expressions en rapport avec l’art et la culture amazighe. Au programme, figurent des expositions de sculptures et de costumes traditionnels berbères, de photographies et de peinture, sans compter une exposition de livres et autres publications destinées à faire connaître la culture amazighe.
Ce vaste programme se déroulera dans des salles dispersées de la mégalopole casablancaise : théâtre Mohammed VI, complexes Sidi Belyout, Moulay Rachid, Kamel Zebdi, Maârif, Anfa, sans oublier le centre pédagogique Hassan II (Sidi Othmane).
S’agissant du budget de cette deuxième édition, il s’élèverait à plus de 2 millions DH. Avec l’IRCAM, qui y participe à hauteur de 180.000 DH, le conseil de la ville de Casablanca est considéré comme l’un des contributeurs importants.
L’an dernier, le conseil a octroyé au Festival une subvention de l’ordre de 110.000 DH, sans oublier la mise à disposition de la logistique nécessaire au déroulement de cette manifestation.
A rappeler que le Grand Prix de la 1ère édition a été décerné en ex-aequo aux troupes «Tafoukt» de Casablanca et «Assam» de Nador pour leurs spectacles respectifs «Un par un» et «Un Homme en or». Le prix de la meilleure interprétation féminine a été remporté par la comédienne Louiza Boucetach pour son rôle dans la pièce «Un Homme en or», tandis que celui de la meilleure interprétation masculine a été décroché par Mohamed Boulahriss pour son rôle dans le spectacle «Un par un».

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